Judicaël Cancoriet, la nouvelle recrue du Rugby Club Toulonnais, a révélé avoir « appris à aimer » son repositionnement en deuxième ligne, un rôle qu’il a découvert la saison dernière sous les ordres de Ronan O’Gara à La Rochelle. Dans un entretien accordé le 12 août 2026, le joueur de 29 ans s’est confié sur cette transition qui pourrait se prolonger sous le maillot toulonnais.
Un repositionnement vécu comme un « second souffle »
Habitué à évoluer sur l’aile de la troisième ligne, Cancoriet a été déplacé en N°5 au cœur de la saison dernière par son entraîneur rochelais. Une décision qu’il a d’abord eu du mal à accepter : « J’ai mis un peu de temps avant d’accepter cette nouvelle mission. Déjà parce que je ne me sentais pas forcément à ma place. Je me disais “Je ne comprends pas pourquoi on me le propose alors que d’autres mecs y jouent depuis longtemps” », a-t-il expliqué.
Finalement, le flanker de formation a relevé le défi, avec un résultat positif : « J’ai ressenti comme un second souffle. La nouveauté fait du bien. Tu as envie de bien faire et, lorsque ça fonctionne, c’est encore mieux. J’ai appris à aimer ce rôle sur cette fin de saison », a-t-il ajouté.
Une polyvalence à double tranchant
Ce repositionnement a permis à Cancoriet d’élargir sa palette de jeu. « C’est une carte en plus dans mon jeu. Aujourd’hui, je peux dépanner et même prétendre à commencer les matches en deuxième ou troisième ligne », a-t-il souligné, tout en reconnaissant que cette polyvalence peut avoir des inconvénients : « Le joueur polyvalent peut aussi être gardé sur le banc. »
Arrivé à Toulon, il a échangé avec son nouvel entraîneur Pierre Mignoni, qui lui a indiqué qu’il évoluerait en troisième ligne. « Mais on verra en fonction de la saison. En tout cas, je suis capable de monter dans la cage sans souci… ou même d’y rester », a-t-il précisé.
Les plaisirs du poste de N°5
Interrogé sur ce qu’il apprécie dans ce rôle de deuxième ligne, Cancoriet a mis en avant les nombreux ballons touchés : « Tu touches beaucoup de ballons, des 15 m aux 15 m. Tu peux t’exprimer balle en main. » Il a également évoqué les phases arrêtées, la défense des mauls et la mêlée : « Quand tu avances et que tu sais que tu as bien aidé ton droitier, c’est super kiffant… comme c’est frustrant quand tu recules. Dans tout ce qui est combat et rapport mental face à l’adversaire, j’ai vraiment aimé ce poste. »
Cette mentalité de « soldat » devrait rassurer les supporters toulonnais, qui ont déjà vu Charles Ollivon évoluer dans ce rôle hybride, tant en club qu’en équipe de France. La polyvalence de Cancoriet offre ainsi des options supplémentaires à Pierre Mignoni pour la saison à venir.



