Biarritz Olympique au bord du gouffre après une cinquième défaite à domicile
BO au bord du gouffre après défaite à domicile contre Nevers

Le Biarritz Olympique plonge dans la zone rouge après une défaite catastrophique

La situation devient critique pour le Biarritz Olympique. Battu 38-41 par Nevers ce vendredi à Aguilera, le club basque a subi sa cinquième défaite à domicile cette saison et se retrouve englué à la 14e place du championnat de Pro D2, à seulement un point de la zone de relégation.

Un match de la peur qui tourne au cauchemar

Face à Nevers, un concurrent direct dans la lutte pour le maintien, le BO a totalement déraillé. Malgré un triplé de son talonneur Clément Martinez, qui n'est plus qu'à un essai d'être le meilleur marqueur du championnat, les Biarrots ont encaissé six essais à domicile, révélant des carences défensives alarmantes.

« C'est une question de survie », déclare Clément Martinez, le ton grave. « On aurait pu attendre plus léger pour un joueur auteur d'un triplé, mais le problème, c'est que des essais, Biarritz en a encaissé six. À domicile. Et contre un concurrent direct au maintien. »

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Des carences structurelles et un état d'esprit défaillant

Le manager Boris Bouhraoua ne cache pas son amertume : « Peut-être qu'on a cru que ça allait se faire comme ça. Sauf qu'un match de rugby, il faut le vivre. On n'a pas été acteurs. C'est ça qui est hallucinant. On vient d'annuler notre victoire d'Aurillac. Tu fais un pas en avant, trois en arrière. »

Les problèmes ne sont pas nouveaux. Le BO possède la quatrième pire défense du championnat et ses trois-quarts peinent toujours à produire du jeu offensif. « Jusqu'ici, on avait toujours répondu présents à domicile quand il y avait un danger réel », note Clément Martinez. « Sauf qu'à force de jouer avec le feu, on finit par se brûler, et c'est ce qui est arrivé ce vendredi soir. Ce match devait nous donner de l'air, c'est raté. »

La descente aux enfers depuis l'été 2024

Le constat est implacable. Depuis la prise de fonction de Boris Bouhraoua à l'été 2024, le barrage de maintien n'a jamais été aussi proche. « Là, c'est sûr que c'est une situation délicate », reconnaît le manager. « L'année dernière, on finit huitièmes. Cette année, on finira en dessous. Mais là, je ne suis pas en train de faire des bilans. Je suis en train d'essayer de trouver comment on peut faire pour gagner les matches d'après. »

Un calendrier redoutable et une possible finale à Béziers

Les perspectives sont sombres. Les Basques se déplacent dès jeudi chez un Agen relancé dans sa course au top 6, puis reçoivent Colomiers, déjà huit fois victorieux à l'extérieur cette saison. Les calendriers des concurrents directs ne sont guère plus favorables.

Tous les regards se tournent déjà vers l'avant-dernière journée et un déplacement potentiellement décisif à Béziers, le club actuellement premier relégable. « Il va falloir être très serrés, regarder devant soi, prendre nos responsabilités, et puis avancer, travailler fort », insiste Clément Martinez. « C'est encore des mots, mais on attend les actes. »

Ironie du sort, c'est justement à Béziers que le BO avait remporté l'une de ses rares victoires à l'extérieur cette saison (19-23 en septembre 2024), s'installant alors brièvement dans le top 4. Une autre époque qui semble désormais bien lointaine pour un club au bord du précipice.

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