Roland-Garros 2026 : espoirs français en berne après le forfait d'Arthur Fils
Roland-Garros 2026 : espoirs français en berne après forfait Fils

Au lendemain du forfait d'Arthur Fils, Roland-Garros s'est lancé avec de rares motifs d'espoir pour les Français. Sous la chaleur, ce premier dimanche a déjà fait de gros dégâts dans les rangs tricolores.

Un début de tournoi difficile pour les Français

Roland-Garros s'est levé dimanche matin avec une gueule de bois carabinée. Tous les fans de tennis convergeant vers la capitale aussi. Dans les trains, certains apprenaient aux retardataires le forfait d'Arthur Fils. Et après celui de Carlos Alcaraz annoncé un mois plus tôt, le tournoi et ses spectateurs ont pris un gros coup sur la caboche. Le tennis français aussi.

Depuis son retour de blessure, Arthur Fils était l'arbre qui cachait la forêt. Cinquième mondial à la Race (classement qui prend en compte la saison 2026), personne n'a su prendre son aspiration. Seul Ugo Humbert figure dans le top 50 de ce classement, en 29e position, mais il n'a jamais franchi le deuxième tour en sept participations à Roland-Garros. Quant au tennis féminin tricolore, est-il vraiment nécessaire de refaire un état des lieux ? Il fallait donc s'armer d'un solide optimisme – et d'une bonne crème solaire – pour affronter à la fois la morosité ambiante et la chaleur étouffante annoncée, jusqu'à 32 degrés.

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Une lueur d'espoir avec Quentin Halys

De la patience aussi. Sur les 12 Français au programme de cette première journée, c'est seulement le septième à fouler la terre battue parisienne qui a débloqué le compteur de sets des Bleus. Merci Quentin Halys (90e), à 18 h 15 précises, d'avoir empoché la première manche face à Mattia Bellucci (73e)… puis endossé le costume de sauveur en offrant une victoire au public français. Et donc l'assurance d'un Bleu au troisième tour puisqu'il affrontera soit Ugo Humbert, soit Adrian Mannarino au tour suivant.

Deuxième semaine utopique ?

Car sans Arthur Fils et une Loïs Boisson criblée de doutes depuis son retour de blessure, les motifs d'espoir d'une deuxième semaine française ont pris du plomb dans l'aile. Dans le tableau dames, Fiona Ferro et Clara Burel ont logiquement rendu les armes. Sans la moindre tête de série, le tirage a été assassin pour Elsa Jacquemot condamnée à un deuxième tour face à la n°1 mondiale Aryna Sabalenka ou encore Léolia Jeanjean qui pourrait croiser l'une des favorites Elina Svitolina dès son deuxième match également.

La rare éclaircie émane de Diane Parry qui débute face à Anhelina Kalinina mardi et dont le tableau n'est pas rédhibitoire. Titrée au Challenger de Paris avant Roland-Garros, elle restait toutefois sur cinq défaites de rang et l'équilibre reste très précaire.

Et du côté masculin ?

La quantité est là (21 sur la ligne de départ). La qualité l'est un peu moins. Arthur Rinderknech, qui s'élance face au qualifié Jurij Rodionov ce lundi, semble le mieux loti et armé avec un troisième tour possible face à Luciano Darderi, tête de série n°14. Le n°3 français Corentin Moutet s'est perdu dans ses variations ces dernières semaines avec quatre défaites de rang. La perspective d'un troisième tour face à Jannik Sinner n'est guère réjouissante.

Terence Atmane (52e, 24 ans) sera à surveiller avec un premier tour très abordable face à Thanasi Kokkinakis puis un deuxième tour éventuel face à Jiri Lehecka, tête de série 12. Mais le gaucher nordiste n'a jamais passé un seul tour en Grand Chelem et devra canaliser ses émotions. Dans ce Roland-Garros suspendu aux exploits, le tennis français n'avance plus avec des certitudes, mais avec des sursauts.

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