Ce lundi 29 juin débute l'un des tournois de tennis les plus prestigieux, Wimbledon. Derrière sa façade élégante et son gazon impeccable, une tradition unique prend de l'ampleur : "The Queue". Des milliers de fans campent pendant des jours, parfois sans succès, pour obtenir une place. Virginie, kinésithérapeute avignonnaise de 47 ans, et son mari s'apprêtent à vivre cette aventure pour la première fois.
Une tradition qui gagne en popularité
Après l'Open d'Australie et Roland-Garros, Wimbledon est le troisième Grand Chelem de la saison. Les stars attendues incluent Arthur Fils et Jannik Sinner chez les hommes, tous deux forfaits à Roland-Garros, ainsi qu'Aryna Sabalenka, revancharde après sa défaite en demi-finale parisienne. Mais à Wimbledon Park, un autre combat fait rage : des milliers de personnes patientent dans une file surnommée "The Queue". Selon L'Équipe, "ils attendent parfois des jours entiers, dorment dans des tentes, pour parfois ne même pas avoir de places."
Le témoignage d'une première fois
Virginie, pratiquante de tennis depuis l'enfance, a déjà assisté à Roland-Garros, l'Open 13 de Marseille et le tournoi d'exhibition de Patrick Mouratoglou à Nîmes. "Pour Roland-Garros, mon mari était licencié d'un club, donc on avait accès plus tôt à la billetterie. Mais cette année, c'est différent", explique-t-elle. N'ayant pas été retenue au tirage au sort de septembre, elle a choisi de tenter "The Queue". "On va poser la tente, patienter toute la nuit et espérer décrocher nos billets ! On s'est pas mal renseignés avant de s'embarquer dans cette aventure. Mais tout le monde dit que l'ambiance est plutôt cool, car tout le monde est dans le même bateau. On sait que ce n'est pas très confortable, mais ça fait partie du jeu."
Comment fonctionne "The Queue" ?
Chaque jour, Wimbledon remet en vente environ 1 500 billets pour les courts principaux. "Plus on arrive tôt, plus on a de chances d'avoir un billet pour les meilleures places", précise Virginie. Le couple prévoit d'arriver jeudi et de planter la tente vers midi pour obtenir des places pour le lendemain. Leur objectif : être parmi les 500 premiers. Une fois dans la file, ils reçoivent un ticket de queue numéroté, qui permet ensuite d'acheter un billet. "Pour le troisième tour, c'est autour de 180 livres, soit près de 200 euros", ajoute-t-elle.
Un contraste frappant avec Roland-Garros
"The Queue" explique aussi pourquoi les tribunes de Wimbledon sont toujours pleines, contrairement à Roland-Garros où de nombreux sièges vides sont visibles près du terrain. Pierrick, un fan interrogé par RMC, déplore : "Le fait de voir des sièges vides à Roland-Garros, c'est malheureux. Voir rentrer les joueurs et les joueuses avec des trous dans les tribunes, c'est limite un manque de respect." Une critique qui résonne alors que Wimbledon continue d'attirer les foules grâce à cette tradition.



