Ce samedi 29 juin à Istanbul, l'équipe de France masculine de basket des moins de 17 ans entame sa Coupe du monde U17 face aux États-Unis, un défi de taille. Les Bleuets affrontent la sélection américaine, septuple championne du monde dans cette catégorie d'âge, invaincue depuis la création de l'épreuve, avec une moyenne de 30 points d'écart par match. « C'est un énorme challenge », résume Dounia Issa, nouvel entraîneur adjoint des U17.
Tony Parker, nouveau visage sur le banc tricolore
Sur le banc de touche, l'attention sera portée sur Tony Parker, qui effectue ses premiers pas en match officiel en tant qu'entraîneur adjoint. Lors d'un entraînement ouvert à la presse le 4 juin dans son académie à Lyon, l'ancien meneur des Spurs et des Bleus, 44 ans, n'a pas caché son émotion : « Ça me fait chaud au cœur. Je suis comme un enfant qui vit son premier jour à l'école. Je suis tellement fier d'avoir cette opportunité. » Parker, président de l'Asvel depuis 2014, a obtenu son diplôme d'entraîneur en France la saison dernière.
La mentalité américaine insufflée aux Bleuets
Le champion d'Europe 2013 a rapidement imposé sa philosophie. « Il nous a dit qu'il était là pour gagner, qu'il veut qu'on soit des tueurs et que les adversaires aient peur de nous », confie Brandon Muela, ailier du Pôle France, 5 ans lors du dernier sacre NBA de Parker. « Il est axé sur le jeu américain : agressivité, impact physique, un contre un. Si on peut 'tuer' l'adversaire, il faut le faire. » Parker confirme : « Maintenant, c'est coach Parker. C'est à moi d'avoir cette posture tous les jours. »
L'héritage de Gregg Popovich et des Spurs
Dounia Issa, coéquipier de Parker en sélection en 2008 et désormais assistant, souligne l'influence de Gregg Popovich : « Dans son basket, on retrouve ce qu'on voyait aux Spurs : partage de la balle, dureté, intelligence de jeu, discipline. » Parker ajoute : « J'ai vécu près de vingt ans avec coach Popovich. Je donne beaucoup de responsabilités à mes assistants, comme lui. »
Un emploi du temps surchargé
Entre la quête d'investisseurs pour l'Asvel, le recrutement, la NBA Europe et d'autres projets, Parker jongle avec de multiples dossiers. « Il commence ses journées à 5h30, fait du sport à 6h15, puis enchaîne réunions U17 et Asvel », décrit Issa. Brandon Muela ajoute : « C'est incroyable qu'il arrive à gérer autant de choses. C'est Tony, je sais qu'il trouvera une solution. »
Objectifs à long terme
Parker ne cache pas ses ambitions : « Un jour, j'aimerais coacher l'équipe de France A et en NBA. Mais je ne suis pas pressé, il y a des étapes. » Interrogé sur une possible double fonction président-entraîneur à l'Asvel, il répond : « Tout est possible. Je l'ai vu aux États-Unis avec Popovich. » En attendant, les Bleuets visent une troisième médaille mondiale après l'argent en 2018 et le bronze en 2022.



