Tolisso dénonce l'arrêt du match OL-Rennes pour une banderole
Tolisso dénonce l'arrêt du match OL-Rennes

Le match entre l'OL et le Stade Rennais (4-0) a été interrompu pendant quinze minutes samedi soir au Parc OL, après que le délégué référent Jean-Marc Roybier a signalé une banderole jugée discriminatoire dans le virage nord. Le capitaine lyonnais Corentin Tolisso a exprimé son mécontentement face à cette décision, estimant que de telles interruptions devraient s'appliquer à tous les matchs. « Le délégué m'a répondu qu'il avait envie de faire comme ça et qu'il faisait comme ça », a-t-il confié, agacé par un épisode qui a terni la démonstration des hommes de Paulo Fonseca, désormais deuxièmes du championnat.

Une banderole polémique et une interruption de quinze minutes

L'incident a débuté lorsque Jean-Marc Roybier a informé l'arbitre Mathieu Vernice d'une banderole posant problème dans le virage nord lyonnais. Cette banderole, portant l'inscription « Saint-Etienne la concha de tu madre », une insulte en espagnol visant l'ASSE, a été jugée discriminatoire. Le délégué a demandé que ces insultes cessent immédiatement, et le speaker du stade a lu un message rappelant que « les messages insultants sont interdits dans l'enceinte du stade ». Malgré cet avertissement, la banderole est restée visible, et le speaker a annoncé que de tels agissements pourraient entraîner « l'arrêt définitif du match ».

Corentin Tolisso a alors tenté de calmer les Bad Gones, mais la réponse des supporters a été des chants insultants envers la LFP. Le délégué a fait signe à l'arbitre de renvoyer les joueurs aux vestiaires, provoquant l'interruption. Tolisso a glissé son point de vue à Roybier, soulignant que « tous les week-ends dans les stades, il peut y avoir des chants ou des banderoles. C'est totalement bien d'arrêter les matchs mais alors il faut le faire à tous les matchs, et pas forcément que quand c'est l'OL qui gagne 2-0 et qu'il y a une banderole. »

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Un faux cercueil vert et une banderole ressortie après le match

Après l'interruption, le match a repris, mais les provocations ont continué, avec des chants anti-LFP. Les supporters ont également déployé un faux cercueil vert avec la mention « ASAB » (« All Stéphanois are bastards »), en référence à la victoire 0-5 de l'OL à Geoffroy-Guichard en 2017. La banderole de la discorde a été temporairement cachée, mais elle a réapparu dès la fin du match, alors que les joueurs célébraient leur victoire devant le virage nord.

Cette interruption rappelle l'arrêt définitif d'un Olympico en novembre 2021, après le jet d'une bouteille ayant touché Dimitri Payet. Les 42.919 spectateurs présents samedi ont montré leur exaspération durant ce long quart d'heure d'interruption. Corentin Tolisso a souligné que si chaque banderole ou chant insultant entraînait une telle interruption, le public risquait de décrocher, tant les rivalités historiques sont nombreuses en Ligue 1.

Un contexte tendu avant le Classique

L'incident de l'OL-Rennes n'est pas isolé. Samedi, des insultes violentes ont été proférées par une partie du parcage strasbourgeois à l'encontre de son ancien coach Liam Rosenior, désormais au PFC. Ces exemples posent question sur la gestion des comportements dans les stades. Le prochain rendez-vous à surveiller est le Classique OM-PSG, prévu dimanche à 20h45 au Vélodrome, où les tensions pourraient être vives.

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