Ce mardi 30 juin 2026, à 23h, l'équipe de France affronte la Suède en 8e de finale de la Coupe du Monde. Après avoir remporté ses trois matchs de poule, les Bleus arrivent lancés. Mais faut-il craindre les Suédois ? Deux journalistes du service des sports de Nice-Matin ouvrent le débat.
Pour Leandra Iacono : oui, le luxe de n'avoir rien à perdre
Ici, pas d'optimisme démesuré. Leandra Iacono rappelle que derrière la force offensive des Bleus, la défense risque de prendre l'eau. Ne pas craindre la Suède, c'est ignorer un arrêté de péril imminent. Dans le foot, le meilleur ne gagne pas toujours. La France est déjà tombée de haut, comme contre la Suisse en 2021. Personne ne croit en la Suède, même Zlatan les a enterrés. Gyökeres et les Suédois ont le luxe de n'avoir rien à perdre. Cela peut suffire à un gardien pour devenir infranchissable ou à des attaquants pour prendre feu. Méfiance donc.
Pour William Humberset : non, la marche est trop haute
William Humberset juge la position de sa consœur courageuse mais téméraire. La force de frappe des Bleus est une arme de destruction massive. Mis à part la première période contre le Sénégal, la France a maîtrisé son sujet. L'Allemagne et les Pays-Bas ont aussi marqué dix buts, mais en ont encaissé deux fois plus (4 contre 2 pour la France). Les Bleus ont la meilleure charnière centrale (Upamecano-Saliba) et le duo de buteurs le plus prolifique (Mbappé-Dembélé) du tournoi avec 8 buts. Même quand Koundé ou Hernandez flanchent, Maignan crée l'exploit. Bon courage à Gyökeres, Isak, Elanga et compagnie.
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