Springboks-All Blacks : choc titanesque à Ellis Park, un an avant le Mondial
Springboks-All Blacks : choc titanesque à Ellis Park

L'Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande s'affrontent samedi 22 août à Ellis Park pour le premier des quatre test-matches de leur tournée historique. Un an avant la prochaine Coupe du monde, les deux finalistes de la dernière édition disputent une série inédite de quatre duels consécutifs, conclue par un trophée scindable en deux en cas d'égalité.

Un premier test décisif pour Dave Rennie

Pour le premier de ces test-matches, les meilleurs XV potentiels des All Blacks comme des Springboks seront sur le terrain d'Ellis Park samedi à 17 h 10. Il s'agit du premier examen pour Dave Rennie, qui n'a dirigé son match inaugural à la tête de la Nouvelle-Zélande qu'en juillet lors d'une victoire étriquée contre un XV de France largement remanié (34-32), avant de s'imposer ensuite contre l'Italie (47-17) et l'Irlande (40-21).

« Il faut évidemment continuer à construire là-dessus, a estimé Dave Rennie. À eux désormais de le faire sous pression face aux meilleurs du monde. Voilà, le test pour nous ce week-end. »

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Les forces en présence : Kolisi absent, du Toit capitaine

Chez les doubles champions du monde en titre sud-africains, seul le capitaine Siya Kolisi, de retour de blessure, manque à l'appel. Son compère flanker Pieter-Steph du Toit récupère le brassard, dévolu à l'indéboulonnable Ardie Savea côté kiwi. En plus de la troisième ligne, le talon (Malcolm Marx face à Codie Taylor) ou l'aile (Cheslin Kolbe contre Will Jordan) opposeront ce qui se fait quasiment de mieux au monde à ces postes.

Cette série d'affrontements Blacks-Boks promet quatre samedis consécutifs d'âpreté, d'abord en Afrique du Sud avant un dernier match délocalisé aux États-Unis, le 12 septembre à Baltimore. Marketée comme « The Greatest Rivalry » (« la rivalité suprême »), la tournée se veut un hommage à son historique prédécesseure d'il y a 30 ans, quand les All Blacks en 1996 s'étaient imposés (2-1) à la pointe de l'Afrique.

Une tournée historique et controversée

La prochaine dans quatre ans doit se tenir en Nouvelle-Zélande. Le nouveau championnat des Nations empêchant cet été la tenue du tournoi de l'hémisphère sud, le Rugby Championship, les deux Fédérations en ont profité pour organiser cette tournée ayant essuyé quelques critiques pour son caractère commercial. Des All Blacks largement remaniés ont par exemple balayé les franchises sud-africaines des Stormers au Cap, des Sharks à Durban et des Bulls à Pretoria lors de trois matches aux tribunes à moitié vides.

Après des rangs clairsemés contre le pays de Galles (43-0), l'Écosse (42-28) et même l'Angleterre (45-21) en juillet, en raison du prix des tickets, les trois matches des Boks contre les All Blacks se tiendront cependant à guichets fermés. La quatrième manche, aux États-Unis, a également fait grincer quelques dents. En plus de sa délocalisation, elle a le défaut de rendre le nombre de matches pair. Les organisateurs ont la parade : ils ont dévoilé mercredi un trophée en deux parties aimantées que les équipes peuvent se partager en cas d'égalité après quatre confrontations.

Sacha Feinberg-Mngomezulu en chef d'orchestre

« La gestion du temps de jeu sera très importante », a estimé Rassie Erasmus. Malgré un seul match disputé par Sacha Feinberg-Mngomezulu depuis sa blessure à une cheville en mai, il a choisi de titulariser à nouveau le demi d'ouverture victorieux en Argentine (17-10) le 8 août. Il paraît vouloir installer dans l'équipe « SFM » qui a explosé aux yeux du pays il y a un an en devenant le Springbok ayant inscrit le plus de points en un match : 37 contre l'Argentine (67-30).

Le poste suscitait des interrogations. Lors de la Coupe du monde victorieuse de 2023, Manie Libbok avait perdu sa place de N.10 en raison de son déchet face aux perches au profit de Handre Pollard, chirurgical mais moins créatif. « C'est toujours un choix difficile entre Manie, Handre et Sacha », a expliqué Rassie Erasmus jeudi lors de la conférence de presse précédant le premier choc contre les All Blacks. « Sacha a fait des merveilles pour nous. C'était lui le demi d'ouverture l'année dernière quand on les a battus », a souligné le sélectionneur sud-africain.

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Ses hommes avaient en effet infligé la pire défaite de sa longue histoire à la sélection à la fougère (43-10), sur son propre terrain en plus, à Wellington. Quatre mois plus tard, Scott Robertson était limogé de son poste de sélectionneur des Kiwis. « C'est le dernier match qui compte, a tempéré Rassie Erasmus, et notre dernier match ce n'est pas celui de Wellington. »

Les compositions des deux équipes

Afrique du Sud : Willemse – Kolbe, De Allende, Kriel, Arendse – (o.) Feinberg-Mngomezulu, (m.) G.Williams – P.S. Du Toit (cap.), J.Wiese, De Villiers – Nortjé, Etzbeth – Louw, Marx, Nche. Remplaçants : Wessels, Steenekamp, Porthen, C.Wiese, Esterhuizen, Van Staden, Reinach, Libbok. Sélectionneur : Rassie Erasmus.

Nouvelle-Zélande : McKenzie – Jordan, Tupaea, Barrett, Moorby – (o) Love, (m) Roigard – Jacobson, Savea (cap), Vaa'i – Holland, Lord – Lomax, Taylor, de Groot. Remplaçants : Aumua, George Bower, Newell, Segner, Lakai, Preston, Lienert-Brown, Carter. Sélectionneur : Dave Rennie.