Cette saison, Smaïl Bouabdellah commentait la Ligue 1 pour Ligue 1 +. - Eric GARAULT/ PASCO&CO/ M6
Coupe du Monde de football 2026, Sport, Football, Télé-médias
Publié le 12/06/2026 à 07:31 Midi Libre
L’Hérault, son amitié avec Zoumana Camara et surtout la passion du foot, qu’il transmet à l’AS Lattes : portrait du journaliste qui sera l’une des figures du magazine dédié par M6 au Mondial.
Avec Smaïl Bouabdellah, il y a la voix, légèrement éraillée, et surtout ces yeux qui sourient. Encore plus lorsqu’il se met à parler foot, passion viscéralement attachée à cet ex-joueur amateur devenu journaliste sans jamais quitter les terrains. Il en sera loin lors de cette Coupe du monde. Mais depuis Paris et les studios de M6, où il sera à l’affiche tous les jours d’un magazine présenté par Ophélie Meunier, il est persuadé de conserver "la même excitation". Celle d’un quadra désormais installé dans la région montpelliéraine qui ne veut pas se départir de son âme d’enfant de la balle.
"Comme tous les enfants du monde qui aiment le foot, je suis impatient que ça commence", soufflait-il mardi, à 48 heures du coup d’envoi, balayant l’idée d’un trac. "Ça, c’est pour ceux qui font des métiers graves, importants", évacuait celui qui avait déjà occupé pareille fonction lors de l’Euro 2024.
Le Mondial à la TV sur M6 et beIN Sports
La Coupe du monde 2026 (11 juin-19 juillet) est retransmise cette année par deux chaînes en France. Pour la première fois, en l’absence de TF1, M6 sera l’unique diffuseur en clair. Au total, 54 affiches y seront présentées, dont les matches de l’équipe de France. Un magazine encadrera ces rencontres. L’intégralité des matches (104) sera diffusée par beIN Sports, canal payant, dont 50 en exclusivité. Parmi elles, Argentine-Algérie, le 17 juin (3 h, heure française).
Devenu journaliste après une blessure
Un rôle différent de celui de commentateur de la Ligue 1, occupé toute la saison pour la plateforme de la LFP, Ligue 1 +. "Mais comme c’est la Coupe du Monde, tu ne peux pas ne pas être pris dans un tourbillon d’émotions, de passion et de trucs géniaux, que tu sois en plateau ou là-bas. C’est quand même gigantesque de vivre ça", savoure Smaïl Bouabdellah, dont "le soin dans la préparation ne change pas". Comme l’amour qu’il porte à ce sport. Il aurait pu en être un joueur, une blessure a changé son destin. "Je suis devenu journaliste parce que je me suis cassé la jambe. Mais je n’ai pas manqué une carrière professionnelle à cause de cette blessure. Même sans cela, je ne serais pas pro", détaille-t-il après avoir évolué jusqu'en "CFA2 (désormais N2), un petit peu en National (L3)".
Educateur dès l’adolescence
Passé de l’autre côté à l’époque de l’Équipe TV, avant de rouler sa bosse sur CFoot, l’éphémère Téléfoot ou beIN Sports et DAZN, Bouabdellah ne vit pas pour autant par procuration. "Ça voudrait dire que je me prends pour un footballeur. En revanche, je me dis que je vis de ma passion et dans ma passion", corrige-t-il. En fait, le journaliste en est convaincu, "il n’y a pas un endroit où je suis plus heureux que sur un terrain de foot." Là, il prolonge un engagement longtemps embrassé au Racing Club de France, son club de toujours, où il a été éducateur dès son adolescence puis dirigeant.
Prono : "L’Algérie ne perdra pas contre l’Argentine"
S’il voit la France, "la meilleure équipe du monde", aller "très, très loin", Smaïl Bouabdellah fait de l’Espagne et du Portugal ses autres favoris pour le titre mondial. Avec "l’Équateur, le Maroc et le Sénégal en poils à gratter", ajoute-t-il. Il n’oublie pas son autre patrie, l’Algérie, qui va "en surprendre plus d’un et ne perdra pas contre l’Argentine" son premier match.
Zoumana Camara, le grand du collège
Le déménagement en famille dans l’Hérault, où il dit aimer "la mentalité, le côté humble et populaire", n’y a rien changé. Licencié à l’AS Lattes, il y est devenu récemment membre du comité directeur, non loin de Montpellier et son MHSC entraîné par Zoumana Camara. Un "hasard" qui a réuni deux amis d’enfance. "Enfin, les grands ne sont pas potes avec les petits, se marre Bouabdellah. Et “Papus” était en 3e quand je suis arrivé en 6e au collège de Colombes. C’était le boss. Il a dit : “Ceux qui ont le survêtement du Racing, mettez-vous là. Vous pouvez jouer avec nous, être avec nous dans la cour.” C’était la classe, c’était merveilleux."
Avec Smaïl Bouabdellah, l’émerveillement n’est jamais loin. Franco-Algérien, il se délecte d’avoir "deux chances de gagner la compétition, et même trois puisque mon épouse est Espagnole". Issu d’un milieu modeste, "mais d’une génération qui n’a manqué de rien, contrairement à mes parents ou mes grands-parents", il donnerait "tout l’argent de (s) on compte en banque pour revenir une semaine en 1995. Juste pour aller au collège, au foot", confie-t-il. L’âme d’enfant, toujours.



