Samuel Nouchi, ancien deuxième ligne de l'ASBH devenu entraîneur des catégories jeunes depuis 2017, a quitté le club avec amertume. À 50 ans, il rejoint le RC Nîmois (Nationale 2) comme manager, mettant fin à une décennie de dévouement à la formation biterroise. Il revient sur une saison marquée par des tensions avec la direction.
Une rupture à partir de novembre
Selon Nouchi, tout a basculé en novembre 2025 avec le licenciement du directeur général Christophe Chollet. « Apparemment, tous ceux qui étaient des proches de Christophe Chollet étaient des pestiférés », explique-t-il. Les relations avec la direction se sont alors rompues, l'obligeant à s'informer via les jeunes joueurs ou l'entraîneur Jonathan Bousquet.
Une saison difficile et un gâchis de talents
Nouchi déplore le manque de respect envers les jeunes : « On leur a sorti qu'ils n'avaient pas le niveau Top 14, mais ils évoluaient en Pro D2. » Il constate un exode massif : vingt-deux jeunes quittent le club, contre une moyenne de dix à quatorze ailleurs. « Voir dix ans de formation partir en fumée, c'est ce qui fait le plus mal », confie-t-il, estimant que la direction a détruit en huit mois le travail de cinq ans.
Des accusations de mensonge
Interrogé sur la priorité affichée par la direction pour la formation, Nouchi est catégorique : « Ce sont des menteurs. » Il dénonce un manque de communication sur les recrutements et une mise à l'écart des jeunes en contact avec lui. « S'en prendre aux gamins à travers moi, je trouve ça un peu moyen », ajoute-t-il.
Un avenir incertain pour l'ASBH
Malgré son départ pour Nîmes, Nouchi se dit inquiet pour l'avenir du club. « Ils n'ont un respect pour rien », lance-t-il, adressant un « bon vent » aux joueurs et supporters, mais pas aux dirigeants. Il espère que la formation, pourtant un pilier de l'association, ne sera pas sacrifiée.



