L'Union Saint-Astier/Neuvic a vécu une soirée riche en émotions samedi 23 mai à Plouzané. Battus 33-12, les Périgordins ont malgré tout décroché leur qualification et la montée en Fédérale 2, au terme d'un scénario haletant. Après avoir remporté le match aller avec une confortable avance de 23 points (29-6), ils ont subi la furia bretonne mais ont su préserver l'essentiel.
Un début de match cauchemardesque
Dès les premières minutes, les locaux imposent un rythme effréné. Les avants de Plouzané multiplient les charges, et l'Usan craque rapidement sur un dégagement contré (7-0, 7e). Les visiteurs sont dominés dans l'engagement et sanctionnés à onze reprises en première période. Avant la pause, Rio puis Caron portent le score à 19-3, faisant fondre l'avance acquise à l'aller. L'inquiétude gagne les rangs périgordins.
Une seconde période sous tension
Le retour des vestiaires ne change pas la donne. Plouzané continue de jouer avec une énergie impressionnante. Paré inscrit un essai qui égalise sur l'ensemble des deux matches (26-3, 55e). Puis Fortin, servi par Pulu, donne pour la première fois l'avantage cumulé aux Bretons (33-6, 68e). L'exploit semble prendre forme, et Saint-Astier/Neuvic paraît condamné.
Le sursaut salvateur
C'est dans l'adversité que l'expérience du groupe se révèle. Sans paniquer, les Périgordins reprennent un peu de maîtrise. Le pied d'Antonin Delamarre ramène les siens dans la course grâce à deux pénalités capitales (71e et 80e). Ces coups de pied changent la donne et obligent Plouzané à marquer encore. Les locaux poussent jusqu'à la dernière seconde et obtiennent deux pénalités dans les arrêts de jeu, mais les deux tentatives échouent, offrant une issue favorable à l'Usan.
La joie l'emporte
Malgré la souffrance et les doutes, Saint-Astier/Neuvic tient bon. « Je tire mon chapeau aux deux équipes. Plouzané a mérité plus que nous, mais on n'a rien lâché, malgré un voyage très long qui nous a coupé les jambes. La grosse déception sur le plan du jeu n'altère pas la fête », se réjouit Augustin Petrechei. Le capitaine Pierre Laffite ajoute : « La joie l'emporte. Ça a été un match quasi à sens unique, un match pauvre de notre part mais suffisant car on se qualifie sur les deux confrontations. On marque l'histoire du club. » Pour la première fois, le club accède à la Fédérale 2.



