Ruben Droehnle : "On peut terminer en beauté une belle saison"
Ruben Droehnle : "On peut terminer en beauté"

Dans les tribunes à Strasbourg lors du précédent record d'affluence au niveau, l'Alsacien, joueur le plus utilisé cette saison, se porte sur la rencontre et le retour de son équipe dans la course à la montée. Il est, devant son binôme de l'axe central Jean Grillot et le latéral gauche Driss Trichard, le Girondin le plus utilisé cette saison. Le défenseur central Ruben Droehnle a disputé 33 des 34 matchs de son équipe cette saison, ne manquant que le déplacement à Angoulême le 6 mars sur suspension. Avant la venue des Herbiers ce samedi, avant-dernière rencontre déterminante dans la course à la montée, l'Alsacien de 27 ans, formé à Lille avant de faire l'essentiel de sa carrière à l'étranger (Teplice en Slovaquie ; Virton et Seraing en Belgique), donne son regard sur la saison.

Un parallèle avec Strasbourg

En décembre, vous disiez que la similitude des Girondins avec Strasbourg, remonté du cinquième niveau en L1 avec un élan populaire, avait notamment motivé votre venue. Vous y retrouvez-vous ? "Oui, on y est. C'est un match hyper important pour nous, pour le club. On peut terminer en beauté une belle saison. On n'a malheureusement pas notre destin en mains. Mais si on gagne, on aura encore une finale à jouer la semaine prochaine à Avranches. Battre le record d'affluence de Strasbourg est particulier pour moi. J'étais présent dans les tribunes pour le Racing - Mulhouse du 6 avril 2013 (précédent record en N2 avec 20 044 spectateurs) et j'espère que ce sera la même fête demain."

Un contexte inhabituel

Comment appréhende-t-on un tel contexte quand on n'y est pas habitué ? "On sait qu'on a les supporters avec nous. Après, nous nous concentrons sur le terrain. Qu'il y ait 10 000 ou 25 000 personnes, ça ne change pas grand-chose car on est concentré sur notre match. On est juste content. On verra samedi soir mais ça ne peut que nous avantager. On va vivre une affluence de Ligue 1, un public de Ligue 1 dans un stade de Ligue 1. Mais ça reste un match de N2 à remporter."

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L'impact sur la saison

En quoi cet environnement a pu impacter votre saison ? "Ce n'est pas commun. Dans un club de N2, que ça aille bien ou pas, on ne voit pas trop la différence. Ici, quand ça ne va pas bien, qu'il y en a qui se font critiquer, ça rejaillit sur le groupe et il faut être là pour remobiliser tout le monde. Et ça impacte l'adversaire : on est l'équipe à battre. Tous se donnent au maximum, ils ont évidemment envie de se montrer. Ils mettent parfois des buts de fou. C'est plus compliqué, mais ça nous pousse aussi."

Le creux de mars

Comment expliquez-vous le creux que vous avez connu en mars (trois défaites en quatre matchs) ? "La défaite contre La Roche-sur-Yon (0-1, le 21 mars) nous a mis un coup derrière la tête. Pas tant qu'ils soient à 10 contre 11 - ça arrive souvent - mais par le scénario. On l'a payé la semaine suivante sur le début de match contre Chauray (1-3) en étant mené 2-0 après 5 minutes. Mais on a réussi à relancer la machine. Il y a eu la contre-performance contre Lorient (2-3) mais on a fait depuis des prestations assez solides, dans la lignée des séries qui nous ont permis d'être en haut."

Le déclic

Quel a été le déclic pour se relancer ? "On s'est vu entre joueurs et on s'est clairement demandé ce qu'on voulait pour la fin de saison. Aujourd'hui, on est dans ce qu'on avait prévu. On veut gagner nos deux matchs et on verra ce que fera La Roche. S'il nous manque un point, il y aura forcément des regrets mais aujourd'hui on est dans la compétition."

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L'arrivée de Rio Mavuba

Qu'a changé l'arrivée de Rio Mavuba ? "Je ne décrierai pas (l'ex-entraîneur) Bruno Irles et Dado Prso (son adjoint) car j'ai apprécié travailler avec eux. Si on en est là, c'est aussi grâce à leur travail. Rio a arrêté sa carrière il n'y a pas longtemps et est différent sur le côté humain. Il est plus dans l'observation et Antoine (Vergès) anime les séances. Avec Bruno, on travaillait beaucoup sur le bloc, les transitions. Avec Rio et Antoine, on est plus sur la possession, le jeu au sol, le travail sur des cheminements. En match, ils nous demandent de faire courir l'adversaire en tenant le ballon. Je pense qu'on a surpris Bayonne (1-2, samedi dernier) en l'ayant plus qu'eux quand, à l'aller (1-0), on avait surtout subi. On en avait été capable aussi avant. Je me souviens notamment d'un but contre La Roche-sur-Yon (3-0, le 18 octobre)."

Performances personnelles

À titre personnel, vous avez été également moins performant au début du printemps. C'est lié ? "J'ai eu une ou deux rencontres plus difficiles, mais ça fait partie d'une saison. Je fais l'erreur sur le deuxième but contre Chauray. C'est frustrant, car quand tu es défenseur, ça se voit tout de suite. Mais ça peut arriver et je suis resté fort mentalement pour me relever de ça."

Contrecoup physique

Avez-vous eu un contrecoup physique à force d'enchaîner ? "Il peut y avoir quelques fois des petites baisses mais quand tu es joueur, tu ne demandes qu'à jouer au maximum. Ça demande de faire encore plus attention sur les à-côtés, la récupération, le travail en dehors. Bruno Irles et Dado Prso m'ont beaucoup guidé là-dessus."

Course à la montée

Vous attendiez-vous à devoir batailler jusqu'à la dernière journée ? "En début de saison, j'espérais que l'on arrive à se détacher devant. Mais La Roche-sur-Yon fait vraiment une super saison. On est avec eux presque depuis le début et on espère maintenant leur passer devant."

Le match Girondins (2e/58 pts) - Les Herbiers (5e/48 pts), ce samedi à 18 heures au stade Atlantique de Bordeaux.