Pro D2 : Philippe Saint-André veut créer l'exploit en finale avec Provence Rugby
Philippe Saint-André vise l'exploit en finale de Pro D2

À la veille de la finale de Pro D2 contre Vannes à Toulouse, le manager de Provence Rugby, Philippe Saint-André, vise une montée historique en Top 14 samedi 6 juin. L’ancien manager du Montpellier Hérault Rugby, champion de France en 2022, et ex-sélectionneur des Bleus, arrivé l’été dernier, mise sur son expérience pour offrir au club aixois son tout premier titre à ce niveau.

Un défi relevé avec passion

« Beaucoup de personnes m’ont dit que j’étais fou de venir », explique dans un entretien le manager aixois Philippe Saint-André. L’ancien manager du MHR, champion de France en 2022, et ex-sélectionneur des Bleus, a fait passer un cap à l’équipe dont il a pris les rênes l’été dernier en l’amenant en finale de Pro D2 samedi 6 juin contre Vannes. « C’est marrant, beaucoup de personnes m’ont dit que j’étais fou de venir, surtout que je ne connaissais pas la Pro D2. Même certains joueurs, je ne les connaissais pas. Je venais d’avoir 58 ans, j’étais reparti à la radio et je me régalais, j’ai toujours pris du plaisir quand je travaillais dans les médias, mais le terrain… Construire une équipe, façonner un groupe, créer un état d’esprit, c’est un métier mais c’est surtout un énorme kiff et une passion. »

Une préparation sereine pour un grand rendez-vous

Comment vous sentez-vous avant de disputer une finale de Pro D2 ? « On se sent bien, ce sont des moments exceptionnels. Encore plus pour ce club qui n’a jamais connu de finale de Pro D2. Pour les joueurs aussi, beaucoup n’ont jamais connu ça, j’essaye donc de les guider, d’amener un petit peu d’expérience pour qu’ils profitent bien du match sans être trop excités. »

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Vous avez connu beaucoup de choses en tant qu’entraîneur mais jamais de finale de Pro D2, est-ce différent ? « Ma dernière finale c’était en 2022 (pour le titre de Top 14) avec Montpellier au Stade de France, mais c’est un peu la même préparation, seul le lieu change vu qu’on va jouer à Toulouse samedi. Le but est de bien organiser la semaine, de bien préparer le match avec les coachs et d’aller à l’essentiel. On ne fait pas beaucoup de volume, on fait plutôt de la récupération, de la tactique, car il ne faudra pas se tromper dans les systèmes de jeu. […] C’est important que les joueurs aient une petite excitation sans faire le match 25 fois dans leur tête d’ici samedi, donc j’essaie de les accompagner pour réussir à faire un vrai match de rugby samedi à 18h00. »

Un aboutissement ou une étape ?

Le club va disputer sa première finale après deux échecs en demi, est-ce déjà un aboutissement ? « L’aboutissement serait d’être champion ou après de monter en Top 14. C’est mon discours depuis le début. Après Colomiers, j’ai dit aux joueurs qu’il fallait gagner un match de plus. C’est un cap pour le club mais pas un accomplissement, il reste encore une marche et il faut être aussi affamés. »

Après votre victoire contre Colomiers, vous ne sembliez pas euphoriques malgré une qualification en finale ? « Tout le monde était euphorique autour de moi, alors si moi aussi je l’avais été… Pour le club et pour le président, Denis Philipon, c’est exceptionnel. Tous les bars et restaurants d’Aix-en-Provence diffusaient la demi-finale, le club a fait deux fois la une de La Provence… Si moi, en plus, j’emballe le moteur… J’ai tout de suite dit bravo à tout le monde après la victoire, aux joueurs que j’étais fier d’eux et très heureux, mais on n’a rien gagné. »

Un statut d’outsider assumé

Comment envisagez-vous cette finale contre Vannes ? « Le rôle d’outsiders nous va très bien. On avait l’impression de l’être lorsqu’on a reçu Brive, on l’était à Colomiers, donc je suis très heureux qu’on le soit encore. En début de saison on avait lourdement perdu à Vannes mais on a gagné à domicile lors du match retour il y a quelques semaines, en étant pourtant menés à la mi-temps (NDLR. 24-0) et en réalisant une remontée incroyable. C’est important que les joueurs sachent que ce n’est pas impossible, qu’ils l’ont déjà fait. »

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Cette finale de Pro D2 est-elle une première réussite pour vous qui avez rejoint Provence Rugby seulement l’été dernier ? « Ça faisait dix ans que je connaissais Denis Philipon et qu’il me demandait de venir. Vu que j’habitais dans le Var depuis mon passage à Toulon, que j’avais entraîné le RCT et Montpellier, j’avais le choix de créer un club de rugby à Bandol ou de venir entraîner Provence Rugby (rires). C’était un challenge incroyable avec un président hyper motivé qui voulait mon aide pour essayer de franchir une étape. On en a franchi une demie, maintenant il reste encore une grosse étape. »