Méthode Pantaloni à Nice : discipline et cadre de vie strict
Méthode Pantaloni à Nice : discipline et cadre strict

Un nouveau cap pour l'OGC Nice

Arrivé de Lorient avec le vent en poupe, Olivier Pantaloni s’acclimate depuis quelques semaines à sa nouvelle aventure niçoise. Le chantier est énorme, les défis omniprésents pour le technicien de 59 ans. Mais le natif de Bastia a l’expérience avec lui et la qualité rare d’avoir laissé le plus souvent de très bons souvenirs là où il est passé. Excepté une expérience mitigée à Tours (2013-2014), il a posé une trace indélébile à l’AC Ajaccio qu’il a hissé parmi l’élite à trois reprises (dont l’une en tant qu’adjoint de Rolland Courbis) en l’espace de 13 ans (en deux passages) et impressionné chez les Merlus, avec qui il a terminé champion de L2 puis 10e de L1. À Nice, il va tenter de redonner ses lettres de noblesse à un club qui a beaucoup souffert la saison dernière.

Discipline collective et cadre de vie renforcé

Pour y parvenir, le successeur de Claude Puel a fait venir son capitaine à Lorient Laurent Abergel et il diffuse, auprès de sa nouvelle bande, son envie de mettre en place une équipe qui fait bloc, qui court beaucoup et mieux. Les premières séances d’entraînement, intenses mais ludiques, ont été orientées sur l’aspect défensif et le travail tactique occupe une grande place dans des journées un peu plus longues que ce à quoi les Aiglons étaient jusqu’ici habitués. Alors que les retards étaient trop fréquents la saison dernière, les joueurs sont désormais obligés de pointer à leur arrivée et de rester au moins jusqu’à 16h. Travailler plus et mettre à profit les infrastructures du centre d’entraînement pour bien récupérer, voilà les demandes du coach Pantaloni, lequel estime que le renouveau niçois passera par un cadre de vie plus strict, en tout cas au début.

Témoignage d’un ancien joueur

« Il est exigeant mais il sait lâcher du lest », rassure Thomas Mangani, ancien milieu de terrain qui a évolué plusieurs saisons sous ses ordres en Corse. « Du moment qu’il estime que le travail est fait, il a confiance à 200 % en ses joueurs. Il sait que parfois, on a besoin de relâcher. Il est à l’écoute, il aime avoir un retour de ses cadres pour savoir comment vit le groupe », éclaire l’ancien Monégasque, retraité des terrains depuis 2025. Thomas Mangani se souvient aussi d’un coach « fédérateur » et « très juste », avec une « rigueur dans sa méthode, une franche poignée de main et un côté humain qui forcent le respect ».

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Premiers aperçus tactiques

Du côté du jeu, le premier amical du Gym contre Nîmes (succès 4-0) a déjà offert quelques bribes d’information avec notamment l’installation d’un schéma en 3-4-3. Il faudra évidemment encore attendre quelques semaines pour observer véritablement la patte Pantaloni. Longtemps étiquetté « entraîneur-bétonneur », le coach niçois a su séduire la saison dernière avec des Merlus portés vers l’offensive. Preuve que cette supposée frilosité fut davantage une adaptation aux effectifs à sa disposition qu’une vraie philosophie.

Liberté offensive dans un cadre défensif

« C’est quelqu’un qui est très minutieux. Il demande à tout le monde de travailler défensivement. On voit une vraie discipline collective dans ses équipes, décrypte Thomas Mangani. Il donne certes un cadre dans le pressing et dans l’animation défensive, mais il laisse aussi une grande liberté offensive. Il ne bride pas. Une fois que le ballon est récupéré comme il le souhaite, après c’est à nous, joueurs, d’exploiter les failles de l’adversaire et de faire parler le talent individuel ».

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