La Fédération internationale de football association (FIFA) a annoncé ce jeudi 30 juillet l'ouverture d'une procédure disciplinaire à l'encontre de Leandro Paredes et de plusieurs autres joueurs de l'équipe d'Argentine, à la suite des incidents qui ont émaillé la finale de la Coupe du monde 2026. L'affaire, qui secoue le monde du football, pourrait entraîner des sanctions sévères à l'encontre des champions du monde en titre.
Les faits de la finale
La finale, disputée le 19 juillet 2026 au MetLife Stadium dans le New Jersey, a vu l'Argentine s'imposer face au Portugal sur le score de 3-2 après prolongation. Mais le match a été terni par des altercation violentes entre joueurs dès le coup de sifflet final. Selon les images diffusées en mondovision, Leandro Paredes, milieu de terrain du Paris Saint-Germain, aurait bousculé un arbitre assistant et échangé des coups avec le défenseur portugais Gonçalo Inácio. Plusieurs autres joueurs argentins, dont les noms n'ont pas encore été divulgués officiellement, seraient impliqués dans des échauffourées avec l'encadrement technique portugais.
La réponse de la FIFA
Dans un communiqué, la FIFA a confirmé avoir ouvert une enquête. « Nous prenons ces incidents très au sérieux et nous avons ouvert une enquête approfondie », a déclaré un porte-parole de l'instance. « La FIFA condamne fermement toute forme de violence et veillera à ce que les responsabilités soient établies. » La commission de discipline devrait se réunir dans les prochains jours pour examiner les preuves, notamment les rapports de l'arbitre et les bandes vidéo. Cinq joueurs sont concernés par cette procédure, soit le nombre exact de protagonistes identifiés lors de l'altercation.
Conséquences pour les joueurs
Les sanctions possibles vont d'un simple avertissement à une suspension de plusieurs matches internationaux, voire à des amendes substantielles. Pour Leandro Paredes, déjà sous le coup d'une suspension de deux matches pour accumulation de cartons jaunes lors du tournoi, cette nouvelle affaire pourrait lui valoir une suspension plus longue, compromettant sa participation aux prochaines échéances de l'Albiceleste, notamment les qualifications pour la Coupe du monde 2030. Les autres joueurs impliqués, dont les identités devraient être révélées prochainement, risquent également des sanctions pouvant aller jusqu'à une exclusion temporaire de la sélection.
Réactions en Argentine
En Argentine, la nouvelle a provoqué une onde de choc. Le président de la fédération argentine, Claudio Tapia, a exprimé son soutien aux joueurs tout en appelant au calme. « Nous respectons la procédure de la FIFA et nous coopérerons pleinement », a-t-il déclaré dans un entretien à la radio locale. « Mais nous sommes convaincus que nos joueurs n'ont fait que se défendre face à des provocations. » De son côté, l'entraîneur Lionel Scaloni, qui a mené l'équipe à la victoire, a refusé de commenter l'affaire avant la décision de la FIFA. Les supporters argentins, encore euphoriques du titre mondial, sont partagés entre déception et colère.
Précédents et enjeux
Ce n'est pas la première fois que des incidents de fin de match éclatent lors d'une finale de Coupe du monde. En 2006, la finale entre l'Italie et la France avait été marquée par le coup de tête de Zinedine Zidane, entraînant une suspension de trois matches. En 2014, aucun incident majeur n'avait été signalé, mais en 2022, des tensions avaient éclaté après la victoire de l'Argentine sur la France, bien que les mesures disciplinaires aient été moins sévères. La FIFA entend aujourd'hui envoyer un message fort pour dissuader toute récidive. Les enjeux sont importants : la réputation du football mondial est en jeu, et l'instance suprême du football entend montrer qu'elle ne tolère aucune dérive violente.
L'issue de cette procédure disciplinaire est attendue avec impatience, tant par les supporters que par les instances du football. En attendant, Leandro Paredes et ses coéquipiers risquent de voir leur avenir international compromis, alors que l'Argentine célèbre encore son deuxième titre mondial consécutif.



