Mondial 2026 : Iran sous tension, Brésil accroché, Équateur en lice
Mondial 2026 : Iran sous tension, Brésil accroché, Équateur en lice

La Coupe du Monde 2026 a offert un contraste saisissant entre l’Allemagne triomphante et Curaçao, le plus petit pays qualifié de l’histoire. En parallèle, l’arrivée sous tension de l’équipe d’Iran aux États-Unis ravive les enjeux politiques du tournoi.

Le géant contre le petit nouveau

Le duel entre l’Allemagne et Curaçao à Houston était l’une des curiosités de la nouvelle formule à 48 équipes de la Coupe du Monde. Difficile en effet d’imaginer plus déséquilibré que la première affiche du groupe E : d’un côté, un petit morceau des Antilles néerlandaises, 444 km² et environ 160 000 habitants, gonflé par sa diaspora ; de l’autre, un mastodonte aux huit finales et quatre titres mondiaux, dopé par le retour de Manuel Neuer, un des meilleurs gardiens de l’histoire du jeu.

Mais Dick Advocaat, le sélectionneur néerlandais de Curaçao, était convaincu que son équipe, qui représente le plus petit pays de l’histoire à se qualifier pour une phase finale, pouvait “rendre la vie difficile” à la Mannschaft. Face à des adversaires valeureux mais limités, le match des Allemands a tourné à la démonstration. Une entame idéale pour l’équipe de Julian Nagelsmann, qui aborde en outsider la compétition, encore traumatisée par les deux fiascos de 2018 en Russie et 2022 au Qatar, où elle n’était pas sortie des poules.

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Les Iraniens attendus aux États-Unis

Les premiers matches disputés entre jeudi et samedi avaient remis le sport au premier plan. Mais l’arrière-fond politique de ce Mondial va reprendre toute sa place dimanche avec l’arrivée des Iraniens à Los Angeles, en pleine guerre au Moyen-Orient. Car le conflit déclenché par des frappes américano-israéliennes contre Téhéran fin février a naturellement fait de l’Iran une des principales attractions de la compétition.

Le président américain Donald Trump s’est longtemps montré ambigu sur la question de la participation de l’Iran et son administration a retoqué les demandes de visas de plusieurs responsables de la sélection. Attendus initialement dans l’Arizona, les Iraniens ont finalement posé leurs valises au Mexique, repoussant au maximum leur entrée sur le territoire de l’ennemi juré de leur gouvernement. Mais ils sont réglementairement tenus par la Fifa d’être à Los Angeles dimanche à la veille de leur entrée en lice dans le tournoi face à la Nouvelle-Zélande.

Une conférence de presse est prévue à 15h45 (0h45 en France) au SoFi Stadium, situé tout près de l’aéroport international où ils devraient atterrir en provenance de Tijuana, après un vol d’une vingtaine de minutes. Et beaucoup s’attendent à ce que la sélection soit bruyamment accueillie dans la ville surnommée “Teherangeles”, en raison de son immense communauté iranienne, évaluée à 500 000 personnes.

L’Équateur en piste, le Brésil accroché

Les deux autres rencontres du jour voient s’affronter la Côte d’Ivoire de Guéla Doué et l’Équateur de Willian Pacho à Philadelphie d’une part, la Suède et la Tunisie à Monterrey de l’autre. Samedi, la troisième journée avait été marquée par le match nul entre le Maroc et le Brésil (1-1) dans ce qui était le premier choc du tournoi.

Entre une Seleçao qui n’a plus gagné le trophée suprême depuis 24 ans et des Lions de l’Atlas requinqués par leur titre de champions d’Afrique récupéré mi-mars sur tapis vert, la meilleure impression a été laissée par Achraf Hakimi et ses partenaires. Pendant une demi-heure, les Marocains ont ainsi totalement asphyxié l’équipe de Carlo Ancelotti, grâce notamment à la grande performance du très jeune milieu de terrain lillois Ayyoub Bouaddi (18 ans), qui a crevé l’écran.

En face, le Brésil, privé de Neymar, a affiché beaucoup de faiblesses, avec des latéraux dépassés et un certain manque de talent en attaque, où seul Vinicius a fait des différences. Dans ce groupe C, c’est l’Écosse qui a pris les commandes, grâce à sa victoire 1-0 contre la très modeste sélection haïtienne, de retour en Coupe du monde 52 ans après sa première et unique participation. Et dans le groupe D, celui des États-Unis, l’Australie a créé une petite surprise en battant la Turquie 2-0 à Vancouver.

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