MHSC au Red Star : dernière journée de Ligue 2, avenir incertain
MHSC au Red Star : dernière journée de Ligue 2, avenir incertain

Avant une intersaison très mouvementée, qui pourrait aboutir à la cession du club et au départ de plusieurs joueurs dont Téji Savanier, le Montpellier Hérault SC conclut sa saison de Ligue 2 au Red Star, ce samedi 9 mai. À Saint-Ouen, l'histoire vous contemple. Un stade Bauer construit en 1909, dont le nom rend hommage à un docteur fusillé par les Allemands en 1942. Et un martyr chanté par les supporters, Rino Della Negra, ex-joueur du club, résistant du groupe Manouchian lui aussi tombé sous les balles nazies. Le Red Star est une institution qui brandit les symboles et ne transige pas avec la grande histoire.

Au moment où la sienne est à un carrefour, le MHSC débarque dans ce lieu chargé pour refermer le livre de sa saison. Sans étoile à décrocher mais avec des pages à tourner. Si le club francilien, déjà assuré des play-offs, joue ce samedi une potentielle montée directe en Ligue 1, la Paillade n'a pas mieux à espérer que la 7e place. Un classement anecdotique alors qu'elle se questionne sur son avenir immédiat et se débat avec ce doute instillé depuis des semaines par l'hypothèse d'une vente du club.

"Rester pro, faire le travail"

"On avait un objectif précis, donc on a un peu occulté. Maintenant on y pense, je ne dirais pas sans arrêt, mais forcément, on se pose des questions", confiait son entraîneur Zoumana Camara, jeudi, reconnaissant qu'il "est difficile d'aller discuter avec un joueur et de se projeter aujourd'hui sans savoir qui sera le propriétaire". Montpellier rentre "dans une période charnière mais en même temps une période de doute", ajoutait le technicien.

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L'espace de 90 dernières minutes, la rencontre dans le nord de Paris va permettre de ne penser qu'au terrain. Avec la même envie que lors d'ultimes parties à croire fort aux play-offs ? Ce sera évidemment toute la difficulté, la désillusion subie face à Clermont (1-2) ayant balayé les ultimes espoirs. "Mine de rien, il y a une petite forme de relâchement. Le coach nous a un peu remobilisés pour bien finir. Mais c'est sûr qu'il y avait de la déception. Après, il faut rester pro, faire le travail. Et puis, ce n'est pas notre image de lâcher des matches", estime Julien Laporte, capitaine finalement présent malgré une lésion aux adducteurs qui aurait pu l'inciter à partir plus tôt en vacances.

Savanier, la "der" d'une étoile ?

Si Montpellier y est déjà un peu, il le doit à ses débuts plutôt qu'à sa fin de championnat. Et il lui sera difficile ce soir de ne pas repenser à ces points perdus contre Boulogne (1-3), à Grenoble (1-1) ou, plus récemment, à Pau (0-0) ou Annecy (0-0). "Mais pour une première saison, on a quand même retrouvé un visage du Montpellier Hérault qui ressemble à ce que ça doit être par rapport à la région et aux supporters, une équipe combative qui se bat et qui donne quand même beaucoup", préfère retenir Camara, un peu plus d'un an après avoir débarqué à la tête d'une formation en chute libre.

L'atterrissage a été douloureux, laborieux depuis le nul inaugural face au Red Star en août (1-1). Il s'agit désormais de trouver les moyens de redécoller. Un moment que ne vivra certainement pas Téji Savanier, tandis que la question demeure pour son président Laurent Nicollin. En larmes la semaine passée dans une Mosson dont était absent le second, le meneur et ex-capitaine "aura du temps de jeu", ce soir à Saint-Ouen, a assuré son coach. Pour la probable "der" d'une étoile, dans cette enceinte où la petite et la grande histoire se confondent souvent. Une page de Paillade, une de plus. En attendant la prochaine.

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