La Challenge Cup ravive les ambitions du MHR, dix ans après sa première finale européenne. Entre turnover assumé et jeunes talents affirmés, Montpellier veut prouver la solidité de son collectif face aux Dragons, dimanche 3 mai (13 h 30).
Un anniversaire symbolique
Il y a 10 ans, presque jour pour jour, Montpellier s'ouvrait les portes de sa première finale de Challenge (sa deuxième finale européenne après le Bouclier en 2004) après une victoire (22-12) face aux Dragons de Newport. Une date qui résonne encore chez Joan Caudullo, le manager héraultais. "Il y a des marqueurs importants, ça fait dix ans. Je connais la compo d'équipe, on va se servir un petit peu de ça", souriait le manager héraultais. "On a beaucoup parlé de certains joueurs de mon effectif et j'aimerais expliquer qu'on peut marquer le club autrement qu'en ayant plus perdu que gagné, en soulevant des trophées et en faisant des phases finales, que ce soit en Top 14 ou en Challenge Cup, ce qu'on est en train de faire", lance-t-il.
Un défi de taille
"Beaucoup d'excitation", confie le jeune demi de mêlée Alexis Bernadet qui débutera cette rencontre. "C'est un immense honneur de jouer la demi-finale, chose que je n'ai jamais réalisée auparavant avec mon ancien club", savoure le grand deuxième ligne gallois du MHR Adam Beard. "Ce serait donc vraiment spécial d'y participer ce week-end. Mais cela s'annonce très difficile. Les Dragons ont produit un rugby de très haut niveau jusqu'à présent et nous savons que ce sera un défi de taille dimanche, mais un défi que nous avons hâte de relever."
Un turnover assumé
Fidèle à son habitude, le staff du MHR a procédé à un large turnover dans son effectif avec seulement 4 titulaires de la victoire à Bordeaux (21-23) sur le terrain au coup d'envoi. "C'est le sprint final. C'est là qu'on va voir si on est des bons joueurs. Tout ce qu'on a fait avant, on ne va pas le gâcher. Il ne faut vraiment pas se louper", poursuit Bernadet. "Il y a pas mal de joueurs sur la composition qui ont eu moins de temps de jeu sur le top 14 et qui en vont en avoir sur ce Challenge. C'est à nous de montrer qu'on est un groupe assez homogène", analyse le Landais. "Le but, c'est de donner du fil à retordre aux coachs sur les compositions de Top 14."
Une gestion d'effectif maîtrisée
Gérer son effectif, sans pour autant mettre en péril les chances de qualification, le difficile équilibre réussi jusqu'ici par Caudullo dans sa gestion de l'effectif. "Je ne tente rien, je mets des joueurs qui sont capables de jouer et de gagner contre les Dragons", assure-t-il. "Il y a aussi le fait de mettre l'équipe la plus compétitive mais tout en ayant les joueurs à 100 % de leur moyen jusqu'à la fin de la saison, tout simplement. C'est pour ça qu'il y a des joueurs comme Billy Vunipola, qui fait des matchs extraordinaires, mais qui ont besoin peu de repos pour aborder la fin de saison."
Des jeunes talents en pleine confiance
D'autant que le MHR peut compter sur un réservoir de jeunes talents qui lui a longtemps fait défaut. "Aujourd'hui Melvin Rates nous a montré qu'il avait le niveau de jouer en top 14, je pense que Valentin Welsch nous le montre tous les week-ends et donc obligatoirement de jouer des matchs charnières pour nous de Challenge Cup", insiste Caudullo. 10 ans après, ses troupes comptent bien imiter les Ouedraogo, Paillaugue et compagnie pour s'offrir une finale à Bilbao.



