Immersion dans la finca andalouse de Lea Vicens, cavalière de rejon
Lea Vicens : vie et passion dans sa finca andalouse

Une journée privilégiée dans l'univers de Lea Vicens

La cavalière nîmoise Lea Vicens a accueilli Midi Libre pour une immersion exclusive dans sa finca andalouse, une propriété située près de Séville, au cœur d'une réserve naturelle bordant le Parc National de Doñana. Durant une journée entière, elle a partagé son univers de travail, marqué par un dévouement total à sa passion, loin des projecteurs des arènes.

Un quotidien bouleversé par les intempéries

En ce mois de février, l'Andalousie est frappée par des pluies historiques, avec des précipitations non enregistrées depuis 1966. Lea Vicens confie : « Cela rend notre quotidien très compliqué car tout est boueux, la plupart des arènes sont inondées dans les élevages, ce qui rend difficile les entraînements. » Malgré ces conditions, la préparation hivernale bat son plein, avec le regard déjà tourné vers les premières ferias de 2026.

Un parcours unique dans le monde du rejon

Diplômée en biologie et ancien alguazil des arènes de Nîmes, Lea Vicens a bâti sa carrière dans un milieu souvent réservé à l'aristocratie espagnole et portugaise. Partie seule chez les Peralta à La Puebla pour vivre son rêve, elle a créé sa propre cuadra (écurie) en achetant ses premiers chevaux. Son succès est remarquable : elle est devenue la seule femme à ouvrir la grande porte de Madrid à deux reprises lors de la San Isidro, un exploit unique dans l'histoire récente de la tauromachie à cheval.

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La vie dans la finca : travail et dévotion

La journée commence au lever du soleil et se termine au coucher, rythmée par l'entraînement des chevaux et la gestion agricole. « Les gens pourraient croire que j'ai une vie confortable et que je profite de la plage entre chaque paseo, alors que mes journées sont entièrement dédiées au travail », explique-t-elle. Les réglages d'un cheval de rejon sont comparés à une Formule 1, où chaque détail est essentiel pour la préparation à l'arène.

  • Préparation des chevaux : Joker, Patife, Pistacho, Chantage et Tornade sont en cours d'entraînement.
  • Gestion agricole : nourrir les vaches et l'étalon, acheter les aliments, régler les problèmes logistiques.
  • Activités annexes : visites d'aficionados et de touristes, exploitation d'oliviers.

Se maintenir au sommet : un défi permanent

Dans un monde où la concurrence fait rage, Lea Vicens souligne l'importance du renouvellement constant. Elle affirme : « Se maintenir au sommet est un challenge quotidien. Il faut se renouveler en permanence en conservant sa personnalité et créer sa marque. La mienne est fondée sur le classicisme, même si j'ajoute quelques éléments de beauté et de dressage. » Sa réussite repose sur le talent, un dévouement total et la persévérance.

Un retour attendu à Séville

Son retour à Séville après sept ans d'absence occupe une place particulière dans son cœur. « Revenir à Séville est un rêve. Je suis Nîmoise et à moitié andalouse maintenant », confie-t-elle. Cette temporada 2026 la verra se produire à Castellon, Valencia, Séville, Madrid, Arles, Nîmes et Béziers, avec une programmation excellente grâce à son apoderado, Simon Casas.

Cette immersion dans la finca de Lea Vicens révèle un écosystème unique où travail et passion se mêlent, offrant un aperçu rare des coulisses de la tauromachie à cheval.

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