Le tribunal d’Alès a condamné ce lundi 1er juin un homme de 45 ans à un an d’emprisonnement avec maintien en détention pour des violences commises sur son amie. Les faits se sont déroulés le 26 mai dans le quartier de Clavières, à Alès.
Un coup au visage inattendu
Ce soir-là, le prévenu évoquait une « embrouille » concernant son neveu avec son amie. Soudain, il lui a décoché un coup au visage alors qu’elle ne s’y attendait pas. Les forces de l’ordre, alertées, sont rapidement intervenues. L’homme, énervé, a alors arraché devant elles le bracelet antirapprochement qu’il portait à la cheville, destiné à le tenir éloigné d’une précédente victime.
Un casier judiciaire chargé
Le quadragénaire totalise 14 mentions sur son casier judiciaire, dont huit pour des violences. Il se trouvait en situation de récidive au moment des faits. Lors de l’audience, la victime s’est montrée magnanime, expliquant que son agresseur avait peut-être agi sous l’effet du stress et d’un manque de traitement psychiatrique. L’homme a déclaré : « Je regrette vraiment. J’ai fait une bêtise. »
Des troubles psychiatriques évoqués
Le représentant du ministère public a estimé que le prévenu « minimise et justifie » ses actes et que, compte tenu de son passé, « les avertissements de la Justice n’ont aucun effet sur Monsieur ». Il a requis un an d’emprisonnement avec maintien en détention. Me Karim Derbal, avocat de la défense, a plaidé la fragilité psychiatrique de son client, le décrivant comme « borderline ». Selon lui, la prison serait « inefficace » et pourrait avoir l’effet inverse. Les juges n’ont pas suivi cet argument et ont condamné l’homme à la peine requise.



