La Norvège exige le départ d'Infantino de la FIFA
La Norvège exige le départ d'Infantino de la FIFA

La fédération norvégienne de football (NFF) a officiellement réclamé, ce vendredi 7 août, la démission de Gianni Infantino de la présidence de la FIFA. Cette demande fait suite à la publication d'informations compromettantes sur les relations entre le dirigeant et un ancien procureur général du canton du Tessin, en Suisse.

Des liens troubles révélés

Selon des documents consultés par plusieurs médias, dont le journal suisse Tages-Anzeiger, Infantino aurait eu des contacts secrets avec Carlo Poncioni, ancien procureur général tessinois, alors que ce dernier était chargé d'enquêter sur des soupçons de corruption au sein de la FIFA. Ces rencontres, qui se seraient déroulées en 2020, n'auraient jamais été officiellement déclarées.

La NFF, qui s'appuie sur ces révélations, estime que le comportement d'Infantino est incompatible avec les principes de transparence et d'intégrité que la FIFA doit incarner. Dans un communiqué, la fédération norvégienne déclare : « Nous avons perdu confiance en la capacité de Gianni Infantino à diriger l'instance mondiale du football. Il est temps pour lui de quitter ses fonctions. »

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Un mouvement qui prend de l'ampleur

La position de la Norvège n'est pas isolée. Plusieurs autres fédérations nationales, notamment en Europe, ont exprimé leur mécontentement face à la gestion d'Infantino, mais aucune n'avait jusqu'ici franchi le pas de demander ouvertement sa démission. Ce geste pourrait faire tache d'huile et relancer les critiques sur la gouvernance de la FIFA.

Gianni Infantino, âgé de 56 ans, est à la tête de la FIFA depuis 2016. Il a été réélu en 2019 pour un second mandat, qui doit s'achever en 2023. Ses détracteurs lui reprochent notamment son train de vie jugé excessif, ses décisions contestées comme l'octroi de la Coupe du monde 2034 à l'Arabie saoudite, et ses relations troubles avec certains responsables politiques.

La FIFA se défend

De son côté, la FIFA a rejeté les accusations, qualifiant les rencontres entre Infantino et Poncioni de « simples échanges informels » sans lien avec les enquêtes en cours. Dans un communiqué, l'instance a rappelé que son président avait toujours agi « dans l'intérêt du football mondial » et que les « allégations infondées » ne devaient pas ternir son travail.

Malgré ces dénégations, les appels à la démission se multiplient. La fédération norvégienne a annoncé qu'elle saisirait les instances disciplinaires de la FIFA si aucune réponse satisfaisante n'était apportée. Elle envisage également de proposer une motion lors du prochain congrès de la FIFA, prévu en 2025.

Un impact potentiel sur le football mondial

Si la Norvège obtient le soutien d'autres fédérations, la position d'Infantino pourrait devenir intenable. Une telle crise de confiance pourrait entraîner des réformes en profondeur de la gouvernance de la FIFA et affecter les grands projets de l'organisation, comme l'élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes ou le développement du football dans les pays émergents.

En attendant, la pression monte sur Gianni Infantino, qui devra répondre de ces accusations lors de la prochaine réunion du conseil de la FIFA. La décision de la Norvège marque un tournant dans l'histoire récente de l'instance, qui n'avait jamais été confrontée à une telle défiance de la part d'une fédération nationale de premier plan.

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