JO 2030 : Nice perd la glace, l'opposition dénonce un gâchis historique dû à Ciotti
JO 2030 : Nice perd la glace, l'opposition dénonce Ciotti

Un revirement qui coûte cher à Nice

À un mois de la présentation de la carte des sites pour les Jeux Olympiques d'hiver 2030, la glace s'éloigne définitivement de Nice. L'élection d'Éric Ciotti à la mairie de Nice le 22 mars 2026 a marqué le début d'un imbroglio autour de l'organisation des épreuves dans la métropole azuréenne. Dès son arrivée, le nouveau maire s'est opposé à la transformation et à l'immobilisation de l'Allianz Riviera pour accueillir les tournois de hockey sur glace.

Une solution alternative avait été envisagée : organiser le tournoi féminin au palais des expositions de Nice, et les épreuves masculines à la LDLC Arena dans la banlieue lyonnaise ou à la Paris Entertainment Company. Cependant, le Comité International Olympique (CIO) a rejeté cette séparation géographique des épreuves hommes et femmes, poussant pour un regroupement total à Lyon.

Les critiques de l'opposition niçoise

Anthony Borré, conseiller municipal et ancien premier adjoint de Christian Estrosi, a vivement réagi : « Les postures politiques et les calculs électoraux du Maire de Nice auront tout fait échouer. Lyon n'a plus qu'à se frotter les mains. C'est un gâchis historique. Les Alpes-Maritimes et la Région Sud vont vraisemblablement perdre une opportunité exceptionnelle avec le retrait des épreuves de glace des Jeux Olympiques d'hiver 2030. »

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Selon lui, les conséquences économiques sont désastreuses : « Ce sont près de 400 millions d'euros d'investissements, 5 700 emplois, une nouvelle patinoire là où l'actuelle coûte 2 millions d'euros de déficit par an, des logements, des retombées économiques majeures et une visibilité internationale sans précédent qui s'éloignent de Nice. »

Réactions de Renaud Muselier

Renaud Muselier, président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, a également dénoncé la situation : « Il endossera la perte du pôle et ce n'est pas faute de l'avoir prévenu. C'est un gâchis phénoménal. On a gagné les Jeux avec Christian Estrosi et on les a perdus avec Éric Ciotti. »

Pour Anthony Borré, l'amertume est immense : « La tristesse est immense. Si cela se confirme, Nice aura la médaille d'or du plus grand gâchis de l'histoire des Jeux. »

La décision finale du CIO est attendue dans les prochaines semaines, mais la tendance semble irréversiblement favorable à Lyon.

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