Espagne sacrée championne du monde 2026 après une finale acharnée contre l'Argentine
Espagne championne du monde 2026 après une finale tendue

L'Espagne a décroché sa deuxième étoile de champion du monde ce dimanche à New York, en s'imposant 1-0 face à l'Argentine au terme d'une finale fermée et disputée. Le but victorieux a été inscrit par Ferran Torres à la 106e minute, en prolongation, offrant à la Roja un sacre mondial comparable à celui de 2010 contre les Pays-Bas.

Une première période dominée sans concrétisation

Dès les premières minutes, Lamine Yamal s'est procuré la meilleure occasion de la première mi-temps. Son une-deux avec Dani Olmo n'a pas abouti, le Barcelonais ouvrant trop son pied sur une frappe déviée in extremis par Lisandro Martinez, avant qu'Emiliano Martinez ne capte le ballon. Le défenseur central argentin a dû céder sa place juste avant la pause (41e), visiblement touché musculairement, remplacé par Nicolas Otamendi. Pendant ce temps, l'Argentine n'a pas cadré un seul tir, tandis que l'Espagne, avec 65 % de possession, peinait à se montrer dangereuse malgré sa nette supériorité. Dans les dernières minutes de la première période, Mikel Oyarzabal et Marc Cucurella ont tenté leur chance, le premier étant repoussé par Martinez, le second manquant de précision à gauche du poteau.

Seconde période : l'Espagne presse, l'Argentine résiste

La seconde mi-temps a suivi la même physionomie : les Espagnols, maîtres du jeu, dominaient des champions du monde en titre regroupés en bloc bas. La frappe d'Olmo (58e) et la tête de Ferran Torres (65e) trouvaient à chaque fois un Emiliano Martinez décisif. Offensivement, Lionel Messi et ses coéquipiers étaient parfaitement muselés par une défense espagnole très solide, tandis que la Roja multipliait les incursions par Yamal et Nico Williams sur les ailes. La tête d'Aymeric Laporte illustrait encore un match à sens unique, où les Ibériques cherchaient désespérément la clé. Comme attendu, l'Albiceleste s'est montrée rugueuse durant toute la rencontre et a fini par payer son excès d'engagement lorsque Enzo Fernandez a reçu un second carton jaune dans le temps additionnel (90+3e). C'est donc à dix contre onze que l'Argentine abordait la prolongation, après un ultime coup franc de Yamal sauvé par Martinez (90+8e).

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Prolongation : but refusé puis Ferran Torres libérateur

Après le temps réglementaire, l'Espagne comptait 16 tirs dont 11 cadrés, contre zéro pour l'Argentine. Alors que la Roja pensait enfin avoir trouvé l'ouverture, le but de Nico Williams a été refusé par l'arbitre M. Vincic pour une légère faute de Mikel Merino, qui marche sur le pied d'Otamendi (96e). Entré avant les prolongations, Merino, du bout des cheveux, est passé tout près de délivrer son pays. À la pause de la prolongation, le score était toujours nul et vierge (0-0). Mais dès la reprise, les champions du monde ont fini par céder. Ferran Torres a fusillé Martinez d'une frappe supersonique du plat du pied gauche sous la transversale (1-0, 106e). Tout est parti d'un centre au second poteau de Pedro Porro vers Williams, qui a gagné son duel aérien avec Nahuel Molina pour remettre en retrait. Comme Andrés Iniesta il y a seize ans, le Barcelonais offre donc la deuxième étoile à l'Espagne, encore une fois dans une deuxième mi-temps de prolongations. L'Argentine de Messi s'est enfin montrée dangereuse au bout des prolongations, par une initiative de l'octuple Ballon d'Or, mais en vain. La Roja réalise ainsi le doublé Euro 2024-Coupe du monde 2026, couronnant l'une des meilleures périodes du football espagnol, après le triplé Euro 2008-Mondial 2010-Euro 2012.

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