Le ministre de la Ville et du logement, Vincent Jeanbrun, a fixé un objectif ambitieux pour la reconstruction des maisons détruites par les incendies de forêts de l'été dernier en Gironde : un délai maximum de trois ans, soit plus rapide que la reconstruction de Notre-Dame de Paris, qui a pris cinq ans. Cette déclaration a été faite ce mercredi lors de sa visite à Bordeaux, à l'occasion du congrès HLM, rapporte Ici Gironde.
Un projet de loi pour accélérer les procédures
Le ministre a détaillé le projet de loi Relance logement, qui doit être examiné à l'Assemblée nationale d'ici la fin de l'année. Ce texte vise à répondre aux attentes des sinistrés du Porge, qui dénoncent des procédures trop longues. Selon les chiffres cités, environ 400 maisons ont été touchées à des degrés divers par l'incendie de Saumos, et 183 ont été totalement détruites.
« On peut gagner des années de procédures », a affirmé Vincent Jeanbrun, en expliquant que le texte doit permettre d'« accélérer les autorisations de permis de construire, et gagner plusieurs mois ». Il a ajouté : « On peut gagner des années par rapport aux recours contentieux de façon que ceux qui ont déjà vécu un drame terrible ne soient pas en plus les victimes de procédures administratives longues et complexes. »
Simplifier les démarches et déroger aux règles d'urbanisme
Le projet de loi prévoit également de simplifier les démarches administratives. Le ministre a souligné : « On va installer dans la loi le fait que si vous construisez à gabarit identique, vous pourrez le faire, peu importe ce que dit le Plan local d'urbanisme actuel. » Cette mesure est conditionnée au respect de « normes de sécurité du bâtiment et de lutte contre les incendies bien meilleures ».
En revanche, ces autorisations ne concerneront pas les maisons isolées situées dans les forêts en zone rouge. « Pour elles, il faudra trouver d'autres solutions », a prévenu Vincent Jeanbrun, sans donner plus de précisions à ce stade.
Un impact concret pour les sinistrés
Ce projet de loi, s'il est adopté, pourrait réduire considérablement les délais de reconstruction pour les 183 familles concernées, en évitant les contentieux et en simplifiant les procédures. Le texte doit être examiné à l'Assemblée nationale d'ici la fin de l'année, et son application pourrait débuter dès 2026 en Gironde.



