Didier Deschamps quitte les Bleus avec un palmarès exceptionnel après 14 ans
Deschamps quitte les Bleus avec un palmarès exceptionnel

Didier Deschamps va faire ses adieux aux Tricolores à l'issue du match pour la 3e place, samedi à Miami (23 heures) contre le perdant d'Angleterre-Argentine. Quel que soit le résultat, il restera à jamais associé au deuxième sacre français en 2018 et aura su replacer sur le devant de la scène une formation au fond du trou après le fiasco de la Coupe du monde 2010 et la grève de l'entraînement à Knysna.

Un parcours marqué par la constance

Arrivé aux commandes en 2012, Deschamps a patiemment rebâti l'édifice bleu pierre par pierre avec une progression constante : un quart de finale prometteur au Mondial 2014 au Brésil, une finale frustrante à l'Euro 2016 à domicile, la victoire au Mondial 2018 en Russie avant de passer tout près du doublé en 2022 au Qatar. À cette liste s'ajoutent une Ligue des nations glanée en 2021 et une demi-finale à l'Euro 2024. Une incroyable constance au sommet du football international.

La seule véritable contre-performance de son ère reste la sortie de route en 8e de finale à l'Euro 2021, aux tirs au but contre la Suisse. Alors qu'il voulait laisser les Bleus tout en haut, sa quatrième Coupe du monde s'est terminée dans le dernier carré face à l'Espagne (2-0), sa bête noire.

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Une armada offensive repensée

Durant le Mondial nord-américain, le pragmatique sélectionneur, adepte du contrôle permanent, a misé sur une armada offensive à nulle autre pareille avec le trio magique Mbappé-Dembélé-Olise et accordé une liberté inhabituelle à ses attaquants. Ne souhaitant se priver ni de sa superstar Kylian Mbappé, ni de son Ballon d'Or Ousmane Dembélé, ni de sa pépite Michael Olise, échaudé par les critiques après l'élimination face à l'Espagne (2-1) en demi-finale de l'Euro 2024 où l'animation offensive avait été indigente (4 buts inscrits en six matches dont un sur penalty et deux contre son camp), Deschamps a repensé son organisation.

Le Basque a pris le temps d'ajuster ce qui n'allait plus et a régénéré son groupe en y intégrant notamment six vice-champions olympiques de Paris 2024, Olise en tête de gondole. Quitte à sacrifier l'équilibre de son équipe, un aspect avec lequel il n'a que très rarement transigé au cours de sa carrière d'entraîneur, en bon disciple d'Aimé Jacquet, le sélectionneur des champions du monde 1998.

Un héritage à préserver

Candidat naturel au titre suprême, Deschamps n'étoffera pas son palmarès d'une troisième étoile, mais celui-ci reste le plus beau du football français. Sa dernière campagne a aussi été marquée par le décès de sa mère le lendemain du succès contre l'Irak (3-0) à Philadelphie, un deuil qui l'a obligé à quitter les États-Unis pour assister aux obsèques en France.

La page Deschamps bientôt refermée, c'est désormais vers Zinédine Zidane que tous les yeux convergent. L'icône du sport français, devenu avec le Real Madrid un entraîneur à succès (trois Ligues des champions de 2016 à 2018), devrait rapidement être intronisé pour reprendre le flambeau et occuper un poste dont il rêve depuis si longtemps, avec la lourde charge de ne pas dilapider le formidable héritage laissé par son illustre prédécesseur.

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