Les Bleus ont vu leur rêve de troisième étoile s'envoler mardi 14 juillet à Dallas, battus 2-0 par une Espagne qui a livré une démonstration de football. Les 20 millions de téléspectateurs français ont assisté à une leçon plus qu'à un match.
La leçon espagnole
L'Espagne a dominé tous les compartiments du jeu : milieu, technique, tactique. Kylian Mbappé a reconnu : « On n'a pas fait le match qu'on voulait faire, que ce soit tactiquement, techniquement, dans le niveau global. » Les individualités françaises, comme Olise, Dembélé ou Barcola, ont été méconnaissables. Le penalty concédé par Lucas Digne sur Lamine Yamal symbolise cette soirée noire.
Une revue de presse cinglante
La presse internationale est impitoyable. En France, L'Équipe parle de « naufrage », Libération de « panne ». En Espagne, AS évoque « une véritable leçon donnée au monde entier ». La Gazzetta dello Sport qualifie les Bleus de « l'équipe la plus laide et la plus insignifiante de mémoire récente en Coupe du Monde ». The Athletic voit dans cette demi-finale « l'une des plus grandes prestations collectives de l'histoire de la Coupe du Monde ».
Deschamps rumine, Mbappé accusé le coup
Didier Deschamps a reconnu la supériorité adverse, mais a laissé échapper : « Est-ce que l'arbitre a le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du Monde ? » Avant de se reprendre. Mbappé, vidé, a déclaré : « Si on est objectif, on n'a pas mis tous les ingrédients pour aller en finale. » Lamine Yamal, qui avait assuré avant match que la France « ne pouvait pas être meilleure », a eu le dernier mot.
Une petite finale en guise de consolation
Les Bleus joueront la troisième place le 18 juillet à Miami contre le perdant d'Argentine-Angleterre. Un match qui pourrait opposer les deux derniers vainqueurs de la Coupe du Monde (2022). Certains supporters français espèrent affronter l'Argentine pour une revanche électrique plutôt que l'Angleterre, rivale historique.
La dernière danse de Deschamps
Didier Deschamps dirigera son dernier match à la tête des Bleus samedi. Avec 26 matchs en Coupe du Monde, il devient le sélectionneur le plus capé de l'histoire de la compétition. Mais son adieu ressemblera à un épilogue discret plutôt qu'à une apothéose.



