Après 48 heures d'intervention intensive, les 800 pompiers mobilisés ont réussi à fixer les deux incendies qui ont ravagé plus de 2 000 hectares de la forêt de Fontainebleau. Quatre personnes restent en garde à vue, dont un pompier volontaire. Deux suspects, nés en 2007 et sans antécédents judiciaires, font l'objet d'une enquête approfondie.
Un combat loin d'être terminé
Malgré cette avancée, les secours restent vigilants. « Il y a des poches un petit peu partout, il va falloir traiter », expliquent les autorités. Le travail minutieux consiste désormais à éteindre toutes les fumeroles et zones incandescentes susceptibles de relancer l'incendie.
La nature sableuse du sol complique considérablement l'extinction. Ce terrain drainant, mélangé depuis des siècles à de la matière organique très sèche, favorise la propagation souterraine du feu. Les flammes peuvent couver sous terre, passer sous les rochers et ressurgir 50 mètres plus loin. Les centaines d'évacués peuvent néanmoins regagner leur domicile, mais la surveillance reste de mise.
Enquête en cours
Les deux suspects, âgés de 19 ans, sont interrogés pour déterminer les causes de ces incendies. Le pompier volontaire placé en garde à vue est également entendu. Les autorités n'ont pas communiqué sur les motivations possibles.



