Habib Beye refuse de baisser les bras. L’entraîneur marseillais a balayé l’hypothèse d’une démission après le revers essuyé sur la pelouse du FC Nantes (3-0), samedi après-midi, à l’occasion de la 32e journée de Ligue 1. Beye reconnaît toutefois que son équipe, apathique pendant l’intégralité de la rencontre, n’a rien fait pour mériter un meilleur résultat à La Beaujoire.
Une analyse sans concession
« La seule analyse qu’on peut avoir c’est qu’il n’y a rien dans notre match. Et comme il n’y a rien en termes d'émotions, en termes de désirs, en termes de volonté collective, en termes de qualité, on a ce qu’on mérite aujourd’hui », a lancé le coach, dans une colère froide.
L’OM peut perdre l’Europe de vue
Avec 13 points en 10 matches depuis son arrivée sur le banc, Marseille s’éloigne du top 4 qui ouvre la porte de la Ligue des champions ou d’un barrage qualificatif. Mais Beye a refusé de baisser les bras. « Quand on décide de venir dans un challenge comme celui-ci, déjà d’une, on ne l’abandonne pas […] Jamais je ne démissionnerai », a-t-il martelé.
« Si par contre je suis le problème… (mais) ce n’est pas à moi de le décider. Ce qui est sûr, c’est que […] moi je me battrai jusqu’à mon dernier souffle, ici », a-t-il poursuivi.
« Si je les protège aujourd’hui, je passe pour un menteur »
Réfutant être « impuissant » à redresser la situation, il a laissé paraître une certaine perplexité : « Lorsqu’on voit le travail qu’ils font toute la semaine, on est vraiment très surpris de la prestation encore une fois aujourd’hui ». Refusant d’incriminer tel ou tel joueur, il a indiqué à son groupe qu’il ne pouvait pas « le protéger cette fois ».
« Si je les protège aujourd’hui, je passe pour un menteur […] Tout le monde a vu ce match-là, tout le monde a vu les comportements, tout le monde a vu les efforts, tout le monde a vu les prestations », a-t-il explicité. « Après, pour le fait de savoir si les joueurs sont là ou pas, c’est une saison qui est longue, qui a été difficile, et pour certains, peut-être que ce supplément d’âme n’existe plus », a-t-il concédé.



