La 113e édition du Tour de France a débuté le 4 juillet 2026 à Barcelone, et les premières étapes ont tenu toutes leurs promesses. Comme souvent, les baroudeurs ont été les grands animateurs de cette première semaine, s'adjugeant les victoires d'étapes tandis que les favoris au classement général se sont observés, sans prendre de risques majeurs.
Des baroudeurs en pleine lumière
Dès la deuxième étape, le Français Julian Alaphilippe (Quick-Step Alpha Vinyl) a rappelé qu'il était l'un des plus grands baroudeurs de sa génération en s'imposant en solitaire à Saint-Gaudens. Il devance le Belge Wout van Aert (Jumbo-Visma) et le Néerlandais Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck). « C'est incroyable de gagner ici, sur des routes que je connais bien. Je voulais montrer que j'étais toujours là », a déclaré Alaphilippe après l'arrivée.
L'étape suivante, reliant Foix à Carcassonne, a vu la victoire du Danois Mads Pedersen (Trek-Segafredo), qui a réglé au sprint un groupe d'échappés. « Je suis venu ici pour gagner une étape, c'est fait. C'est un grand soulagement », a-t-il confié.
Les favoris se neutralisent
Du côté des prétendants à la victoire finale, la première semaine a été marquée par une certaine prudence. Le Danois Jonas Vingegaard (Jumbo-Visma), tenant du titre, et le Slovène Tadej Pogacar (UAE Team Emirates) se sont livrés à un duel à distance, sans jamais prendre de risques inutiles. « Le Tour est long, il ne sert à rien de tout jouer dès la première semaine », a expliqué Vingegaard.
Le classement général après huit étapes est dominé par le Belge Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step), qui a surpris en prenant le maillot jaune à l'issue du contre-la-montre par équipes de la sixième étape. Avec une avance de 12 secondes sur Vingegaard et 18 secondes sur Pogacar, Evenepoel semble en pleine confiance. « Porter le maillot jaune est un rêve. Mais je sais que les choses sérieuses commencent maintenant », a-t-il déclaré.
Les difficultés à venir
La deuxième semaine s'annonce décisive avec l'entrée dans les Pyrénées. Les étapes de montagne, notamment celle menant à Peyragudes, devraient permettre de faire le premier vrai tri parmi les favoris. Les observateurs attendent notamment une explication entre Vingegaard et Pogacar, qui n'ont pas encore eu l'occasion de s'affronter directement en altitude.
En attendant, les baroudeurs continuent de profiter des opportunités. La septième étape, entre Montauban et Cahors, a offert un succès au Français Christophe Laporte (Jumbo-Visma), qui a devancé au sprint l'Italien Alberto Bettiol (EF Education-EasyPost). Laporte s'est dit « très heureux de cette victoire, qui récompense le travail de l'équipe ».
Un Tour de France 2026 prometteur
Avec déjà six vainqueurs différents en huit étapes, ce Tour de France 2026 s'annonce comme l'un des plus ouverts de ces dernières années. La diversité des profils de vainqueurs (sprinteurs, baroudeurs, rouleurs) témoigne de la richesse du peloton. Le directeur du Tour, Christian Prudhomme, s'est félicité de ce début de course « spectaculaire et animé ».
La suite du parcours réserve encore de nombreux défis, avec les Alpes en troisième semaine et un contre-la-montre individuel décisif à La Roche-sur-Yon. Les écarts restent minces, et tout peut encore basculer. Les amateurs de cyclisme attendent avec impatience les prochains affrontements entre les cadors du peloton.



