Julien Genevois, responsable de la caravane Leclerc au Tour de France
Julien Genevois, responsable de la caravane Leclerc au Tour

Pour la deuxième année consécutive, Julien Genevois a vécu le Tour de France de l’intérieur. Âgé de 26 ans, ce jeune homme originaire de Prades-le-Lez, dans l’Hérault, a vu ses responsabilités évoluer au sein de la caravane Leclerc. Après une première édition en 2025, il a été promu responsable de l’équipe de recharge. Une mission qui lui a confié la gestion de six véhicules publicitaires, dont le char du maillot à pois, la célèbre tunique blanche à pois rouges décernée au meilleur grimpeur de la Grande Boucle. Introduit en 1933, le maillot à pois est l’un des symboles du Tour et récompense le leader du classement de la montagne.

La caravane Leclerc, l’une des plus attendues par les spectateurs, offre chaque année un spectacle haut en couleur. Elle défile plusieurs heures avant le passage des coureurs, distribuant des cadeaux et semant la bonne humeur. Pour Julien, cette promotion était une belle surprise. « J’ai eu de la chance qu’ils reviennent vers moi en me proposant un poste de responsable. J’ai pris autant de plaisir que l’année dernière », a-t-il confié au correspondant de Midi Libre.

Une journée rythmée par la fête

Chaque matin, la journée de Julien commençait sur les lignes d’arrivée, une heure avant le passage de la caravane. Il fallait tout vérifier, coordonner les équipes, puis lancer les animations. Équipé d’un mégaphone, il interpellait la foule, lançait des chants et distribuait des T-shirts. Une mission festive qui l’a profondément marqué. « C’était incroyable. Une immense communion avec les gens. Ils voulaient tellement avoir un T-shirt qu’ils jouaient le jeu à fond. Des dizaines de personnes reprenaient les chants qu’on lançait », se souvient-il.

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Les spectateurs, très nombreux sur les bords des routes, répondaient avec énergie. Selon Julien, certains attendaient des heures juste pour récupérer un T-shirt ou un bonnet aux couleurs de l’enseigne. Cette interaction directe avec le public était, selon lui, l’une des plus belles récompenses de son travail.

Des souvenirs plein la tête

Parmi les moments forts de cette édition, Julien cite la Corrèze, où l’ambiance était particulièrement chaleureuse, et « les secousses » de l’Alpe d’Huez. Dans ce col mythique, la foule se presse sur des pentes vertigineuses, créant une atmosphère électrique. « On ressent une vraie ferveur, surtout dans les étapes de montagne », explique-t-il. Ces instants de liesse contrastaient avec la dureté du quotidien, mais restent gravés dans sa mémoire.

L’envers du décor, un travail de nuit

Une fois la fête terminée, place à l’organisation. Les équipes rejoignaient le parking technique pour démonter les décors des chars, une opération minutieuse qui demandait rapidité et précision. Ensuite, il fallait recharger les véhicules électriques, une tâche essentielle pour assurer leur autonomie le lendemain. Puis venait le transfert vers la ville d’étape suivante, souvent tard dans la nuit. « On est un peu l’équipe de nuit. On arrivait souvent entre 22 h et 23 h. Parfois plus, comme pour remonter à Paris, où on est arrivés à 5 h du matin », raconte-t-il.

Ce rythme épuisant n’était interrompu que par les deux jours de repos du Tour, les seuls moments où toute la caravane respirait. Malgré la fatigue et la canicule qui a sévi sur plusieurs étapes, Julien garde un souvenir très positif de cette aventure. « C’est une expérience magnifique de voyager de région en région et de voir l’engouement que le Tour suscite. On découvre aussi tout le travail réalisé en amont pour décorer les villages. C’est un événement qui rassemble », confie-t-il avec conviction.

Une expérience humaine unique

De retour à Prades-le-Lez, Julien Genevois prend le temps de réaliser tout ce qu’il a vécu. En l’espace de deux éditions, il est passé du statut de participant à celui de responsable, apprenant à gérer une équipe de six véhicules et une logistique complexe. Le Tour de France, plus grand événement sportif itinérant du monde, lui a offert une perspective unique : celle de traverser la France du nord au sud, des villages décorés aux cols mythiques, et de partager ce bonheur avec des milliers de spectateurs.

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« C’est un travail exigeant, mais tellement gratifiant », résume-t-il. L’avenir ? Julien ne ferme aucune porte. Le jeune Pradéen, visiblement conquis par l’ambiance de la caravane, pourrait bien reprendre la route en 2027 pour une nouvelle édition. En attendant, il savoure les souvenirs de ce Tour de France 2026, celui de la confirmation.