L'AS Monaco est leader de Ligue 1 avec un sans-faute : 5 victoires en 5 matchs. La dernière en date, obtenue vendredi au Parc des Princes face au PSG (1-2), porte la marque de Filipe Luis, dont les choix tactiques et la gestion du groupe s'avèrent décisifs.
Un pressing agressif et des ajustements gagnants
Pour faire tomber le double champion d'Europe, l'entraîneur brésilien a mis en place un pressing agressif, coupant la liaison entre la défense et le milieu parisiens. Si Paris a trouvé des décalages en fin de première période, Filipe Luis a su repositionner son bloc et corriger le tir à la pause. « J'avais prévenu les joueurs que le pressing serait parfois cassé car ils ont beaucoup de qualité, a expliqué Luis. Ils bougent beaucoup et cela fait perdre leurs repères aux joueurs. Il fallait savoir comment s'organiser en bloc médian ou bas. Nous avons souffert en bloc bas en première période, mais j'ai été honnête avec les joueurs. Je leur ai dit qu'on perdait mais qu'on était dans le vrai. Avec le ballon, ce n'était pas mal, mais nous étions anxieux dans nos prises de décision. J'ai juste corrigé de petits détails et les joueurs ont compris qu'en gardant davantage le ballon on se créerait des occasions. C'est ce qui s'est passé. »
Cette victoire permet à l'ASM de devenir la première équipe à battre trois fois d'affilée le PSG en Ligue 1 depuis le passage sous pavillon qatarien en 2011. Un exploit qui confirme la montée en puissance du club de la Principauté sous la houlette de son technicien brésilien.
Une gestion des joueurs saluée
Filipe Luis a également su tirer le meilleur de son effectif. Il a notamment lancé Lamine Camara, dont le transfert avorté à Chelsea n'a pas entamé la confiance. « Il faut profiter de ce gamin parce qu'il ne restera pas longtemps. Il est au-dessus du lot », a-t-il déclaré, alors que le Sénégalais aura un nouveau bon de sortie l'été prochain.
Ses changements ont aussi pesé dans la balance. Dès la 52e minute, il a remplacé Vanderson, en difficulté face à Kvaratskhelia, par Teze. Le Néerlandais s'est montré décisif en étant passeur sur l'égalisation de Nazinho. Menée pour la première fois de la saison, l'équipe n'a pas paniqué, une réaction qui contraste avec les saisons précédentes où Monaco vacillait dans ses temps faibles.
Un état d'esprit conquérant
« C'est une soirée parfaite, a résumé Nazinho, auteur de l'égalisation et de son premier but pour l'ASM. Le secret pour battre Paris a été de jouer en équipe. On avance comme ça depuis le début et c'est la clé. On a un état d'esprit très clair : si l'adversaire marque, il ne faut pas paniquer. Le match dure 90 minutes donc on ne peut pas perdre la tête. »
« Je suis très fier de ce que les joueurs ont accompli, de leur comportement et leur courage face à la meilleure équipe du monde, a ajouté Luis. Je suis content des performances individuelles et de leur approche tactique. Mon rôle est de tirer le meilleur d'eux et ce sera plus facile en gagnant. »
Reste à confirmer cette dynamique face à des adversaires moins prestigieux. « Le titre ? Oui, c'est notre objectif. On a déjà dit qu'on visait les sommets, mais on doit garder la bonne mentalité », a conclu Nazinho. Sans exigence, l'ambition ne mène nulle part.



