À 72 ans, Serge Penault se souvient avec émotion des premiers coups de pédale de son petit-neveu, Paul Seixas, aujourd'hui cycliste professionnel. « Ça a plutôt bien marché », confie-t-il dans un entretien au Monde, en repensant aux sorties dominicales qui ont éveillé la passion du jeune garçon.
Des débuts précoces sur les routes du Jura
Originaire de Lons-le-Saunier, dans le Jura, Paul Seixas a commencé le vélo à l'âge de 6 ans, accompagné de son grand-oncle. Serge Penault, lui-même ancien cycliste amateur, lui a transmis les rudiments de la discipline. « Je l'emmenais sur des petites routes tranquilles, on faisait des boucles de 20 à 30 kilomètres. Il était très volontaire, il ne se plaignait jamais », raconte-t-il.
Ces sorties ont rapidement évolué en entraînements plus structurés. À 10 ans, Paul remportait sa première course locale, un succès qui a confirmé son potentiel. « Il avait déjà ce mental de compétiteur, cette envie de gagner », ajoute Serge Penault.
Un soutien familial indéfectible
La famille a joué un rôle clé dans l'éclosion du jeune coureur. Outre Serge, ses parents l'ont encouragé à poursuivre sa passion, malgré les sacrifices financiers et logistiques. « On a passé des week-ends entiers sur les routes, à le suivre dans les courses. C'était une aventure familiale », explique le grand-oncle.
Paul Seixas intègre ensuite un club local, puis le pôle espoirs de Besançon. En 2024, il signe son premier contrat professionnel avec une équipe continentale. « Quand je le vois aujourd'hui à la télévision, je suis fier. Mais je sais que ce n'est que le début », confie Serge Penault, les yeux brillants.
Un héritage transmis avec humilité
Serge Penault insiste sur l'importance de la transmission dans le cyclisme. « Ce n'est pas moi qui pédale, mais j'ai contribué à lui donner le virus. C'est une belle histoire de famille », dit-il. Il espère que Paul restera humble et passionné, malgré les succès.
Le jeune coureur, aujourd'hui âgé de 22 ans, s'apprête à disputer son premier Tour de France en 2026. Une consécration que son grand-oncle suivra avec attention. « Je serai devant ma télé, à l'encourager comme au premier jour », promet-il.



