Les buteurs du Montpellier Hérault Rugby traversent une crise de confiance. Face au Stade Français, samedi 10 octobre, les Montpelliérains ont laissé huit points au pied, un déficit qui s'est avéré décisif dans la défaite 30-22. Depuis le début de saison, le taux de réussite des buteurs du MHR s'élève à 58 %, un chiffre bien en deçà des standards attendus pour un club de Top 14.
Une statistique alarmante
Cette défaillance dans l'épreuve du tir au but est résumée par un chiffre : 56, le pourcentage de réussite moyen des buteurs depuis le début de saison. Sur 41 coups de pied tentés, seuls 23 ont vu le ballon passer entre les perches. Un ratio faible qui contraste avec la saison précédente, où l'Argentin Domingo Miotti avait impressionné avec 83 % de réussite, devenant le deuxième réalisateur du championnat.
Les chiffres individuels sont éloquents : Domingo Miotti affiche 63,6 % de réussite (14/22), Stuart Hogg 54,5 % (6/11) et Adam Hastings seulement 37,5 % (3/8). Cette irrégularité a privé les hommes de Joan Caudullo de prendre l'avantage à plusieurs reprises, notamment en fin de première période par Miotti (40e) et en début de seconde avec Hogg (45e).
Les raisons de cette faillite
Le manager montpelliérain Joan Caudullo ne cachait pas son agacement après la rencontre : « Pour gagner un match de rugby, il faut des bons buteurs ». Une déclaration qui traduit l'inquiétude du staff face à cette inefficacité récurrente.
Plusieurs explications sont avancées. La modification de la règle sur le temps accordé au buteur pour taper sa transformation ou sa pénalité, passant de 60 à 45 secondes dès que l'essai a été validé, pourrait être un élément de réponse. Cette nouvelle contrainte de temps a pu déstabiliser les tireurs montpelliérains.
À noter également que le changement de buteur en cours de match samedi, avec l'entrée de Stuart Hogg, a d'abord surpris. Il s'explique par une alerte à la cuisse de Domingo Miotti, qui a limité sa participation aux tentatives de but.
Un problème récurrent
Depuis le début de saison, à l'exception du match contre Toulon la semaine dernière, les buteurs montpelliérains n'y arrivent pas. Cette inefficacité au pied constitue l'un des points noirs du début de saison du MHR, qui paie cher ces échecs dans des rencontres serrées.
Face au Stade Français, les huit points laissés en route représentent exactement la différence de points à l'issue de la rencontre. Un détail qui a son importance dans une compétition où chaque point compte pour le classement final.
Personne n'explique encore cette faillite, mais les prochains matchs seront décisifs pour voir si les buteurs montpelliérains retrouvent leur efficacité, ou si ce problème persiste et pèse sur les ambitions du club.