Cambriolage à Alès : première incarcération pour un jeune de 24 ans
Cambriolage à Alès : première incarcération pour un jeune

Lundi 5 octobre, un jeune homme de 24 ans, originaire d'Alès, a été condamné à six mois de prison ferme avec mandat de dépôt par le tribunal judiciaire d'Alès. Il était jugé en comparution immédiate pour sa participation à un cambriolage commis le 2 octobre à Saint-Julien-les-Rosiers, une commune limitrophe d'Alès, dans le Gard. Cette peine porte à 14 mois la durée totale de son incarcération, en cumul avec huit mois de prison mis à exécution le même jour par le parquet, issus de ses précédentes condamnations.

Un cambriolage dans une maison en rénovation

Les faits remontent au 2 octobre. Le prévenu, accompagné de deux complices, a dérobé du matériel de chantier et dix mètres de câbles dans une maison en cours de rénovation. Les trois malfaiteurs ont été identifiés grâce à la géolocalisation du matériel volé, qui a permis aux gendarmes de remonter jusqu'à eux.

Les deux complices, dont le casier judiciaire était vierge, ont été jugés le même jour, en comparution en reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), également appelée « plaider coupable ». Ils ont chacun écopé de 18 mois de prison avec sursis probatoire.

« Je serai un homme meilleur » : le prévenu assume

Présenté à ses juges entre deux militaires, le prévenu a pleinement assumé son acte : « Je n'aurais pas dû faire ça. Et j'accepte la peine que vous allez me donner. Je ferai ma peine ; ça permettra de me ressourcer. Et après, je serai un homme meilleur… », a-t-il déclaré à l'audience.

Le substitut du procureur de la République, Quentin Larroque, a réagi avec fermeté : « Quel gâchis ! » Rappelant que la justice avait déjà donné sa chance au prévenu, il a souligné qu'en cas de quatrième infraction, la récidive ferait encourir 20 ans d'incarcération. « Est venu le temps de payer. Après trois condamnations, la dette est importante », a-t-il ajouté avant de requérir 18 mois de prison et un mandat de dépôt.

La défense plaide pour des jours-amendes

De son côté, Me Joris Numa, avocat de la défense, a regretté un « débat confisqué », évoquant les soucis personnels et financiers de son client. Il a rappelé que le prévenu était poursuivi pour un « vol, où on a été en second rideau, en suiveur. Dans une maison où il n'y avait personne ». Il a également souligné que son client « n'a pas un casier extrêmement lourd comme on peut en retrouver en comparution immédiate ».

L'avocat a estimé que la mise à l'écrou « fait partie de la sanction » et que 24 mois seraient « longs pour une première incarcération ». Il a finalement proposé « modestement » des jours-amendes. Le prévenu, quant à lui, a demandé un bracelet électronique à l'issue des huit mois mis à exécution.

Le tribunal a finalement condamné le jeune homme à six mois de prison avec mandat de dépôt. Il a été conduit à la maison d'arrêt de Mende, dans la Lozère, pour une durée totale de 14 mois.