Galthié défend Jegou et Auradou avant le match contre les Blacks
Galthié défend Jegou et Auradou avant le match contre les Blacks

Le sélectionneur du XV de France, Fabien Galthié, a affirmé jeudi à Christchurch que les rugbymen Oscar Jegou et Hugo Auradou, titulaires samedi face à la Nouvelle-Zélande, avaient « passé un cap » face aux accusations de viol en Argentine. Les deux joueurs ont comparu à distance mercredi devant la Cour suprême de Mendoza.

Un dossier qui dure depuis deux ans

Interrogé sur la situation des deux joueurs, accusés de viol en 2024 en Argentine mais qui ont bénéficié d’un non-lieu en première instance et en appel, Galthié a estimé qu’ils avaient « passé un cap ». « C’est une histoire qui les accompagne depuis deux ans. Je pense qu’ils ont passé un cap », a déclaré le sélectionneur des Bleus jeudi à Christchurch, où le XV de France doit affronter la Nouvelle-Zélande samedi dans le cadre de la première journée du Championnat des nations.

Galthié justifie sa confiance

Fabien Galthié était interrogé sur le point de savoir si l’audience à distance à laquelle les deux joueurs ont dû participer mercredi soir, devant la cour suprême de Mendoza, pouvait les gêner avant ce match pour lequel ils ont été choisis dans le XV de départ. Le sélectionneur a souligné que « c’était le troisième niveau » de la justice argentine à se saisir de ce dossier : « Je ne vais pas parler de justice et de droit, mais ils ont gagné en première instance et ils ont gagné en appel ».

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« Ils étaient dans la situation où ils savaient qu’ils seraient convoqués, a-t-il expliqué. Ça tombe en pleine fenêtre internationale, donc en pleine lumière. Mais il faut assumer », a-t-il insisté.

Une nouvelle étape judiciaire

Les deux joueurs ont comparu à distance devant la cour suprême de Mendoza mercredi à la suite du recours de la plaignante contre les deux non-lieux de la justice argentine et en faveur d’une réouverture de l’enquête. Après avoir écouté les arguments des deux parties, la cour va maintenant devoir prendre sa décision, mais elle n’est soumise à aucun délai pour cela. Selon l’avocat argentin des joueurs, elle devrait prendre une vingtaine de jours pour analyser le dossier.

Les détails de l’affaire

La plaignante, aujourd’hui âgée de 41 ans et qui a révélé son identité mercredi, accuse les deux joueurs de l’avoir violée dans leur chambre d’hôtel la nuit suivant la victoire des Bleus contre les Pumas lors du premier match de la tournée du XV de France en Argentine en juillet 2024. Selon les deux joueurs, ces relations ont été consenties.

Futurs recours possibles

L’avocate de la plaignante a d’ores et déjà fait savoir qu’en cas de rejet de ce recours par la cour suprême de Mendoza, elle entendait ensuite se tourner vers la cour suprême de la nation, à Buenos Aires, puis, si nécessaire, devant la cour interaméricaine des droits de l’homme.

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