Béziers Urban Trail : 6 000 coureurs pour une 7e édition record
Béziers Urban Trail : 6 000 coureurs pour une 7e édition record

La 7e édition du Béziers Urban Trail (BUT) a rassemblé plus de 6 000 participants, représentant 36 nationalités et 66 départements français, selon les organisateurs. L'événement, qui s'est déroulé sur deux jours, a confirmé sa popularité croissante dans le monde du trail.

Un week-end sous le signe de l'effervescence

Dès samedi matin, l'effervescence était notable en haut des allées de Béziers. Une foule continue se hâtait pour récupérer dossards et maillots afin de participer à la septième édition du Béziers Urban Trail. Première mise en bouche, dès l'après-midi : le mini-BUT avec les plus petits, qui ont lancé les hostilités. Il fallait bien tous ces sourires pour préparer l'ensemble des départs du lendemain.

Dès 6 heures, dimanche, alors que la ville de Béziers était encore endormie et silencieuse, les quelque 350 bénévoles de la course étaient déjà sur le pont pour assurer la sécurité, mais aussi distribuer les derniers dossards aux retardataires.

Des coureurs venus du monde entier

Le premier départ s'est fait de nuit. 7 heures, terminé le silence, la sono a pris le pas sur la quiétude matinale de ce dimanche pour lancer les premiers départs. Ce sont les marathoniens qui ont pris l'asphalte en premier, à 7 h 15. 120 coureurs fous suivis de tous les autres (6 000), lâchés dans les rues de Béziers pour découvrir la ville à travers des circuits divers et variés.

Fabien fait partie de la trentaine de Belges inscrits sur l'épreuve. "Je viens en vacances l'été et j'ai découvert le BUT à travers des vidéos. J'ai vraiment trouvé cette idée de course originale et de plus très gonflée d'ouvrir ainsi les bâtiments publics, les édifices religieux et même la mairie aux coureurs. C'est sympa, je ne sais pas si on a ça chez nous."

Un peu plus tard, Stéphanie s'élançait pour sa première course sur 16 km. "J'ai découvert la course à pied il y a peu de temps. Je veux essayer de participer à un marathon et cette distance me semble bien pour ma préparation. J'espère être prête pour l'année prochaine parce que ce format de course est vraiment sympa."

Ce dimanche, 36 nationalités étaient représentées sur les différentes courses du BUT, mais aussi 66 départements français et enfin, pour conclure, la parité a été respectée puisqu'un coureur sur deux était une femme.

Le 10 km, une expérience unique

10 h 30, la course est lancée. Lunettes de vitesses sur le nez, camel bag bien fixé, montre connectée au poignet, la première vague de 200 coureurs s'élance depuis les allées Paul-Riquet. Il y aura 7 départs au total, toutes les 5 minutes, jusqu'à 11 h 15, pour répartir les 1 400 coureurs au rendez-vous des 10 km du trail urbain de Béziers.

Pour faire patienter tout ce beau monde "réparti, à égalité parfaite entre hommes et femmes", insiste le speaker, plusieurs coureurs déguisés montent sur l'estrade pour réchauffer l'ambiance sous les frais platanes des Allées.

Après 45 minutes d'attente, l'ultime départ - le nôtre - est enfin donné. Nous dévalons les pavés vers le plateau des poètes. La descente se poursuit jusqu'à la gare, où il nous faut employer nos premiers efforts pour gravir les marches de sa passerelle.

La vue est déjà au rendez-vous au moment de longer l'Orb, mais la belle récompense nous attend à la Cathédrale Saint-Nazaire. Un point de vue remarquable qui se mérite, au terme de 50 mètres de dénivelé positif essentiellement répartis sur les escaliers. Ça monte, ça descend, ça court, ça marche. Et quand ça bouchonne, certains en profitent pour reprendre leur souffle. D'autres naviguent dans la foule pour gratter de précieuses secondes sur leur chrono.

Des amies qui galopent, main dans la main, pour se pousser jusqu'au bout de l'effort, des couples qui s'encouragent : de belles images jalonnent le parcours jusqu'aux halles. Puis, l'hôtel de ville. On se ravitaillerait bien dans les restaurants que nous traversons mais nous devons nous contenter, du robinet des toilettes du lycée Henri IV… Pas grave, convivialité et provisions sont au rendez-vous à l'arrivée, sur une place Jean-Jaurès noire de monde. Pour le meilleur temps, en revanche, - établi par Matthieu Burban à 42' 33" - on repassera. L'an prochain, peut-être.

Un succès qui se confirme

Plusieurs édifices religieux ont aussi accueilli l'événement. L'hôtel de ville a ouvert ses portes aux coureurs, une particularité qui semble plaire aux participants. Les escaliers de Béziers ont toutefois fait souffrir plus d'un coureur, comme en témoigne l'humour des participants. La 8e édition est d'ores et déjà attendue l'année prochaine.