Axel Samalens, licencié au club Skydive Pujaut, et son binôme Clément Antomarchi ont remporté la médaille de bronze lors du championnat de France de Disciplines artistiques, organisé sous l’égide de la Fédération française de parachutisme, le week-end du 12-13 septembre à Vannes. Une performance d’autant plus remarquable que le duo ne s’était quasiment jamais entraîné ensemble.
Un binôme formé à la dernière minute
La compétition avait pourtant mal commencé pour Axel Samalens. Son habituel partenaire, Valentin Chaffard, également licencié au club de Skydive Pujaut, s’est blessé quelques jours avant l’échéance. Sans partenaire, le Vauclusien de naissance, âgé de 26 ans, a fait appel à Clément Antomarchi (25 ans), licencié au club Alpes aviation parachutisme à Tallard (Hautes-Alpes), rencontré un mois plus tôt grâce à un ami commun.
« Je savais qu’il pouvait me suivre même au dernier moment. On s’était connus un mois plus tôt et le courant était très bien passé, on sentait une alchimie entre nous. Alors, même si on avait quasiment jamais sauté ensemble, on s’est dit que c’était possible », raconte Axel.
Une préparation express et des débuts difficiles
Les deux amis se sont retrouvés à Avignon deux jours avant le début du championnat et ont pris la route jusqu’à Vannes (Bretagne). « On a profité du trajet pour s’entraîner un peu. J’utilisais des petites figurines pour visualiser les chorégraphies que j’allais effectuer », explique le licencié de Skydive Pujaut.
Dans la compétition, les rôles sont distincts : Axel est performer (celui qui exécute les figures dans le ciel) et Clément est vidéoman (celui qui filme le performer pour le jury). Arrivés à Vannes, les sous-flyers (leur nom d’équipe, inspiré des soul-flyers, un groupe de sportifs de l’extrême spécialisé dans les disciplines aériennes) n’ont pu effectuer qu’un seul saut d’entraînement.
« On manquait de préparation, c’est pour cette raison que nos premiers sauts n’ont pas été géniaux », reconnaît Axel. Au total, sept sauts ont été réalisés, avec plusieurs figures imposées. « Pour la note finale, le jury fait une moyenne de tous les sauts en fonction des figures et de la performance artistique. On était de mieux en mieux, donc on a pu se rattraper. Sur les deux derniers, on était vraiment bien », ajoute-t-il. Chaque saut est évalué sur les 45 premières secondes dès la sortie de l’avion.
Une troisième place en freestyle et des ambitions pour la suite
À l’issue des sept sauts, le duo a convaincu le jury et a décroché la troisième place dans la catégorie freestyle, en nationale 2. « Pour notre premier championnat de France, c’était une super expérience humaine et sportive. Ça nous a fait beaucoup progresser. Si on ressentait une pression, elle était positive car on voulait bien faire », confie Axel.
Le week-end a aussi été l’occasion de rencontrer des champions du monde, qui ont prodigué des conseils aux deux compères. « Le parachutisme est un peu un monde à part. Nous avons eu l’occasion de discuter avec les champions du monde. Ils ont pris un peu de temps pour nous aider à nous améliorer, c’était super ».
Pour l’année prochaine, le binôme se montre ambitieux et envisage de tenter une autre catégorie, le freefly, qui compte deux performers et un vidéoman. « Le fait qu’on ait terminé sur le podium avec un seul saut d’entraînement nous donne beaucoup d’ambitions. D’ici l’année prochaine, nous allons continuer à faire des sauts ensemble et nous entraîner de notre côté pour continuer à progresser ». Les sous-flyers donnent donc rendez-vous l’année prochaine, espérant une nouvelle médaille autour du cou.