Des traitements non validés vendus en ligne
Une nouvelle tendance inquiétante se propage sur les réseaux sociaux : des patients atteints de cancer se tournent vers des médicaments antiparasitaires, parfois destinés aux animaux, dans l'espoir de guérir leur maladie. Selon une enquête de BFMTV, des produits comme l'ivermectine, le mébendazole ou le fenbendazole sont commercialisés sur internet sous forme de « kits de traitement du cancer ». Ces substances sont souvent présentées comme de faux compléments alimentaires.
Interpol alerte sur la hausse des saisies
Début mai, Interpol a signalé une augmentation significative des saisies de ces antiparasitaires vendus illégalement. Sur les réseaux sociaux, des témoignages de guérisons spectaculaires circulent, mais ils ne reposent sur aucune validation scientifique. Le problème est double : l'origine et la composition de ces médicaments du marché noir sont incontrôlables, et aucun de ces traitements n'a prouvé son efficacité contre le cancer chez l'humain.
Les risques réels pour la santé
Le professeur Mathieu Molimard, chef du service de pharmacologie clinique du CHU de Bordeaux, rappelle que les études citées par les promoteurs de ces traitements ont été réalisées uniquement en laboratoire et ne peuvent être transposées à l'humain. Les effets secondaires potentiels incluent troubles neurologiques, atteintes hépatiques, convulsions et hypotension. Des cas de complications graves ont été rapportés. Les médecins craignent surtout que des patients abandonnent ou retardent leurs traitements conventionnels au profit de ces solutions alternatives.
Aucun vermifuge autorisé contre le cancer
Les autorités sanitaires rappellent qu'aucun vermifuge n'est approuvé comme traitement anticancéreux. Toute prise en charge doit être discutée avec un professionnel de santé pour éviter des risques graves et une perte de chances pour les patients.



