L'association déplore des poursuites pour une « blague »
Ce jeudi 30 juillet, l'Association de la Jeunesse Cailarenne (AJC) a pris la parole sur les réseaux sociaux au sujet de la polémique déclenchée par des tee-shirts portés par des jeunes lors de la fête de Gallician, en Petite Camargue. Sur ces maillots, on pouvait lire : « Une femme c’est un peu comme une prise Jack… Si tu l’enfonces correctement, t’as le son qui va avec ! ». L'association estime que l'affaire a pris une tournure disproportionnée et s'inquiète des conséquences judiciaires pour les jeunes concernés.
« L’affaire prend une ampleur absolument inimaginable, et certains de nos jeunes s’exposent désormais à des sanctions judiciaires. Pour une blague. Sur un tee-shirt », a déclaré l'AJC dans un communiqué. La procureure de Nîmes, Cécile Gensac, a en effet annoncé l'ouverture d'une enquête pour injures publiques en raison du sexe. En cas de condamnation, les jeunes risquent jusqu'à un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.
Un débat sur la liberté d'expression
L'association regrette que la justice se mobilise pour ce qu'elle considère comme une simple plaisanterie, alors que d'autres fléaux sociaux restent impunis. « L’AJC déplore qu’en 2026, il soit plus facile de faire condamner une bande de jeunes pour une blague sur un tee-shirt que de faire reculer les véritables fléaux qui touchent notre société », écrivent-ils. Ils font également référence aux attentats de 2015 contre Charlie Hebdo : « La France de 2015, qui manifestait partout dans le pays au nom de la liberté d’expression après les attaques contre Charlie Hebdo, semble aujourd’hui bien loin. »
De son côté, l'association dénonce une prise de parti de la part de « médias régionaux, voire même nationaux » qui auraient amplifié la polémique. Certains internautes qualifient le message des tee-shirts d'humour « lourdingue », tandis que d'autres y voient un propos sexiste et injurieux.
Un soutien massif et un appel à la fête
Malgré la controverse, l'AJC se dit « profondément reconnaissante du soutien massif reçu », notamment de la part d'associations de jeunesse des villages voisins. Elle invite chacun à participer à la fête du Cailar, qui débute ce samedi 1er août, et la présente comme « la plus belle que notre village ait jamais connue ». L'association espère ainsi tourner la page et recentrer l'attention sur les festivités locales.
Cette affaire illustre les tensions autour de la liberté d'expression et des limites de l'humour, dans un contexte où les propos sexistes sont de plus en plus sanctionnés. La décision de la justice nîmoise est attendue dans les prochaines semaines.



