Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès septembre
Réseaux sociaux : interdiction aux moins de 15 ans dès septembre

Le gouvernement a annoncé que l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans sera mise en œuvre dès septembre 2026. Cette mesure, promise lors de la campagne présidentielle, vise à protéger les jeunes des dangers en ligne, notamment le cyberharcèlement et l'exposition à des contenus inappropriés.

Un dispositif opérationnel dès la rentrée

Selon le ministère de la Transition numérique, la loi sera effective à partir de la rentrée scolaire. Les plateformes sociales devront vérifier l'âge de leurs utilisateurs via un système de double authentification, impliquant une validation parentale. Les contrevenants s'exposent à des amendes pouvant atteindre 1 % de leur chiffre d'affaires mondial.

Le gouvernement précise que les adolescents de 15 à 17 ans pourront toujours utiliser les réseaux, mais avec un consentement parental obligatoire. Les moins de 15 ans, eux, seront totalement exclus, sauf dérogation pour des raisons éducatives ou médicales.

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Une mesure controversée

Cette décision suscite des réactions mitigées. Les associations de protection de l'enfance saluent une avancée majeure. « C'est une victoire pour la sécurité des enfants », déclare Sophie Marinopoulos, psychologue spécialiste de l'enfance. « Les réseaux sociaux sont devenus une source majeure de souffrance pour les jeunes. »

En revanche, les géants du numérique critiquent une mesure trop restrictive. « L'interdiction pure et simple n'est pas la solution », estime un porte-parole de Meta. « Nous travaillons sur des outils de contrôle parental plus efficaces. »

Un défi technique et juridique

La mise en œuvre technique reste un défi. Le gouvernement prévoit un système de vérification d'âge via une pièce d'identité numérique, couplé à un contrôle parental. Les plateformes devront également supprimer les comptes des utilisateurs mineurs non conformes.

Sur le plan juridique, la loi pourrait être contestée devant les tribunaux européens. Plusieurs associations de défense des libertés numériques estiment qu'elle porte atteinte à la vie privée des adolescents.

Le gouvernement se dit confiant : « Nous avons travaillé avec la Commission européenne pour garantir la conformité avec le RGPD », affirme le ministère.

Un calendrier serré

D'ici septembre, les plateformes devront adapter leurs systèmes. Les réseaux sociaux comme TikTok, Instagram ou Snapchat sont directement concernés. Selon une étude du CSA, 60 % des 12-15 ans possèdent un compte sur au moins un réseau social.

Le gouvernement prévoit une campagne de sensibilisation dans les écoles dès la rentrée. Les parents seront également informés via des guides pratiques.

Cette interdiction s'inscrit dans un mouvement plus large en Europe. Plusieurs pays, comme la France, l'Espagne et le Royaume-Uni, réfléchissent à des législations similaires.

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