Le président américain Donald Trump a annulé au dernier moment l'envoi de frappes aériennes contre les rebelles Houthis au Yémen, selon les révélations du New York Times. Le dirigeant américain a longuement hésité à se joindre à l'offensive menée par l'Arabie saoudite, qui bloque la circulation dans le détroit de Bab-el-Mandeb depuis l'été.
Une décision marquée par des revirements successifs
Selon le média américain, la décision présidentielle s'est jouée ces derniers jours. Jeudi 17 septembre, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a appelé Donald Trump pour "le supplier, une fois de plus, d'intervenir". La veille, le président américain estimait avec ses conseils qu'une implication dans le conflit n'était pas favorable.
Après cet entretien, Donald Trump est revenu sur sa décision et a "ordonné au Pentagone de se préparer à des frappes aériennes contre les Houthis", rapporte encore le New York Times. Mais ultime retournement de situation ce dimanche 20 septembre : les frappes sont annulées, pour le moment, assurent des responsables de l'administration Trump sous couvert d'anonymat.
Des raisons multiples pour expliquer ce refus
Plusieurs raisons convergent vers cette décision. D'une part, des proches collaborateurs du président n'ont pas approuvé l'idée au vu des "tensions existantes" au sein de l'armée américaine impliquée dans la guerre en Iran depuis le 28 février dernier. D'autre part, l'administration Trump est quotidiennement critiquée sur sa gestion de cette guerre qui ne cesse de se poursuivre et qui a fait au moins 22 morts parmi les soldats, selon les derniers chiffres.
Enfin, le président américain sait qu'une nouvelle offensive au Proche-Orient pourrait fragiliser le camp républicain à moins de deux mois des élections de mi-mandat. Le retournement de situation des derniers jours n'a pas été officiellement commenté par le service de presse de la Maison-Blanche. Un membre de l'administration Trump a sobrement déclaré : "Les États-Unis ont un accord de défense avec l'Arabie saoudite et nous défendrons toujours nos alliés".



