Des rats grignotent les câbles des voitures à Marseille et Paris
Rats dans les moteurs : fléau à Marseille et Paris

De Marseille à Paris, un phénomène insolite mais de plus en plus fréquent inquiète les automobilistes : les rats s'attaquent aux câbles des moteurs. Les rongeurs, attirés par la chaleur et l'isolation des véhicules, grignotent les gaines plastiques, provoquant des courts-circuits et des pannes coûteuses.

Un fléau urbain grandissant

Dans les grandes villes comme Marseille et Paris, la prolifération des rats est favorisée par l'abondance de déchets et la vétusté des infrastructures. Les voitures garées dans la rue ou dans des parkings mal entretenus sont particulièrement vulnérables. Les mécaniciens témoignent d'une augmentation des interventions liées à ces dégâts, avec des factures pouvant atteindre plusieurs centaines d'euros.

Des dégâts souvent invisibles

Les propriétaires de véhicules découvrent souvent le problème après une panne soudaine. « Ma voiture a calé en pleine autoroute, raconte un conducteur marseillais. Au garage, on a trouvé des fils rongés. Le devis était de 800 euros. » Les câbles les plus touchés sont ceux du système d'injection, de l'ABS ou des capteurs électroniques.

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Pourquoi les rats s'attaquent-ils aux câbles ?

Les rats ont besoin d'user leurs incisives, qui poussent en continu. Les gaines plastiques des câbles, souvent à base de polymères, constituent un matériau idéal pour les ronger. De plus, la chaleur dégagée par le moteur attire les rongeurs, surtout en hiver. Certains experts évoquent aussi la présence de résidus alimentaires dans les véhicules, qui attirent les rats.

Des solutions préventives limitées

Pour se protéger, certains automobilistes utilisent des répulsifs sonores ou des sprays à base de poivre. Mais ces méthodes ont une efficacité limitée. Les garages recommandent de garer la voiture dans un endroit clos et propre, et de vérifier régulièrement l'état des câbles. Des constructeurs commencent à intégrer des gaines plus résistantes, mais le phénomène reste sous-estimé.

Les autorités locales sont interpellées. À Marseille, la mairie a lancé une campagne de dératisation renforcée, mais les résultats sont mitigés. Les associations de consommateurs réclament une meilleure information et une prise en charge par les assurances. En attendant, les automobilistes doivent redoubler de vigilance face à ces rongeurs qui transforment leur moteur en casse-croûte.

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