Le mardi 29 septembre, plus de 1 000 agents de la fonction publique ont manifesté dans les rues de Nîmes, répondant à un appel national à la mobilisation. Ils dénoncent notamment le gel de leur point d'indice et défendent un service public qu'ils décrivent comme « à l'agonie ».
Un cortège pacifique et festif en cœur de ville
Depuis la Maison-Carrée à 14 h 30, les manifestants, munis de banderoles percutantes et de musiques entraînantes, ont déambulé sur les avenues Perrier et Carnot. Fonctionnaires d'État, territoriaux et hospitaliers ont scandé leurs revendications via des mégaphones, dans une ambiance à la fois grave et bon enfant.
Les syndicats CGT, FO, CFDT et SUD étaient représentés, presque tous. Le cortège a mis en avant ses inquiétudes concernant les usagers – enfants placés, malades, lycéens – qui subiraient, selon eux, « de plein fouet » la détérioration progressive de l'accueil et de la prise en charge dans tous les services publics du Gard.
Des témoignages alarmants sur l'hôpital et l'éducation
Audrey Solignac, aide-soignante et secrétaire départementale FO Santé, a alerté : « À l'hôpital, l'affluence de patients explose. La qualité des soins dégringole… Et face à tout ça, le nombre de soignants lui, ne bouge pas d'un pouce ! »
En tête du cortège, Pascale Thoiret, enseignante dans le premier degré, a dénoncé la « logique comptable » imposée aux services publics : « On vient de nous dire que les services publics sont le fondement de la société. Mais en parallèle on lui impose une logique comptable… Comment voulez-vous avec ça être efficace ? Ni la qualité du service public ni les salaires des fonctionnaires ne doivent dépendre de considérations budgétaires ! »
Le gel du point d'indice au cœur des revendications
La totalité des participants a vertement dénoncé le gel du point d'indice, qui « ne permet plus aujourd'hui aux fonctionnaires de faire face, notamment à l'inflation galopante ». Une infirmière, aujourd'hui libérale, a expliqué, souhaitant rester anonyme, avoir quitté l'hôpital : « La façon dont on me demandait de soigner, à savoir vite et mal, était en train de me rendre malade ! » Elle a ajouté être présente « par amitié et soutien » avec ses anciens camarades, ces « hommes et femmes qui malgré les obstacles continuent à se battre pour une valeur précieuse, aujourd'hui en train de perdre sa place au sein du corps social : l'intérêt général ».
Cette mobilisation s'inscrit dans un mouvement national, et les manifestants nîmois ont montré leur détermination à défendre un service public de qualité.