L’avocate générale Martine Assonion a requis 16 ans de réclusion criminelle à l’encontre d’un homme accusé d’avoir violé la fille de sa compagne, âgée de 10 ans au moment des faits, dans le secteur d’Alès. L’accusé comparaît depuis ce lundi devant la cour d’assises du Gard, où il nie les faits. Le verdict est attendu ce mercredi.
Des faits dénoncés dans un journal intime
Les faits, dénoncés par la fillette en 2019, auraient été commis dans la région d’Alès. L’enfant, alors âgée de 10 ans, avait écrit dans son journal intime tenu quotidiennement : « J’en ai marre que F. (le prénom du beau-père) me fasse l’amour ». Elle s’était ensuite confiée à la mère d’une de ses amies lorsqu’elle résidait chez son père. L’enfant avait également décrit les lubrifiants qui auraient été utilisés par son beau-père.
L’accusé, défendu par Me Jean-Pierre Bigonnet, est soutenu par la mère de l’enfant. Il affirme qu’il n’a pas violé la fillette. La mère et le père de l’enfant étaient séparés. L’enfant est soutenue par sa famille paternelle.
Un non-lieu initialement prononcé
L’accusé avait dans un premier temps obtenu un non-lieu dans cette affaire sensible. Me Emilie Porcara, l’avocate de l’enfant, avait fait appel de cette décision et obtenu un renvoi devant la cour d’assises du Gard. Lors des débats, elle a souligné : « On essaie de mettre en doute sa parole parce qu’elle aurait été jalouse de sa maman. Et depuis l’âge de 8 ans, elle mentirait ? Cela ne tient pas. Il n’y a pas de doute qui tienne ».
La défense plaide l’acquittement
Me Jean-Pierre Bigonnet, l’avocat de l’accusé, a plaidé l’acquittement. Selon lui, l’enfant était « jalouse » et « se sentait seule, parle avec des amies. Elle révèle des choses sans avoir l’idée de ce que cela signifie ». Il a également évoqué « autant de contradictions » qui feraient naître le doute. L’avocate générale a requis 16 ans de réclusion à l’encontre de l’accusé. Le verdict est attendu ce mercredi.