Le marché historique du Plan Cabanes, à Montpellier, ne compte plus que cinq étaliers. Pour éviter sa disparition totale, la municipalité et les derniers commerçants se mobilisent et cherchent des solutions pour revitaliser ce site emblématique, notamment en attirant de nouveaux marchands.
Un marché en voie de disparition
« Le marché est vide », constatent les irréductibles étaliers de Plan Cabanes, dans le quartier de Figuerolles. Ils ne sont plus que cinq à tenir leurs stands : un maraîcher, un traiteur italien, un vendeur de poulet rôti, un commerce de textile et un de bazar. Au fil des ans, les commerçants ont déserté la place, victimes des départs à la retraite et de la crise. Pourtant, ils n'ont pas dit leur dernier mot et espèrent que la place redevienne le poumon de la ville, comme il y a encore quelques années.
« Mais on y croit encore », assène William Farré, le délégué du marché. « C'était le meilleur marché avant, il faut qu'il le redevienne. »
Des atouts indéniables
Le lieu est pourtant idéal pour accueillir un grand marché. Même avec les chaleurs écrasantes, la place est agréable grâce à l'ombre des platanes et à son espace. Le tramway passe juste devant, offrant un accès pratique. « Il y a de quoi accueillir un beau et grand marché », souligne William Farré. De plus, ces quelques commerces servent de rempart contre les personnes qui pourraient zoner si le lieu était abandonné. « Si on abandonne, ça va être une catastrophe », prévient-il.
Des idées pour redynamiser le marché
Pour relancer le marché, il faut trouver de nouveaux étaliers. Plusieurs pistes sont évoquées : l'organisation de vide-greniers de temps à autre, la gratuité des emplacements pour les nouveaux venus… Les idées fusent pour ne pas se laisser abattre. « On cherche des solutions, mais on le sait, pour relancer le marché, il faut trouver des étaliers », explique le délégué.
Les habitants du quartier sont également attachés à ce marché. Marion, qui vit aujourd'hui aux Arceaux, confie : « C'est le marché de mon enfance. Voir ce qu'il est devenu me désespère. Même si aujourd'hui je vis aux Arceaux, je serais prête à revenir faire mes courses à Figuerolles tellement j'y étais attachée. »
Valentin, qui fréquente souvent le quartier, reconnaît que l'absence de monde ne donne pas envie de s'y arrêter : « Vu qu'il n'y a personne, ça ne donne pas trop envie d'y faire ses emplettes… »
La mobilisation des derniers étaliers et de la municipalité est un premier pas pour tenter de sauver ce marché, l'un des plus anciens de Montpellier. Reste à convaincre de nouveaux commerçants de tenter l'aventure.



