L'écrivain écossais Peter May, connu pour sa série de romans policiers « La Saga écossaise », est décédé à l'âge de 74 ans. L'annonce a été faite par sa maison d'édition française, les éditions du Rouergue, dans un communiqué transmis à l'AFP. L'auteur, qui résidait dans le Lot depuis de nombreuses années et avait acquis la nationalité française, laisse derrière lui une œuvre traduite et vendue à travers le monde.
Un succès français avant d'être connu en Écosse
Peter May a accédé à la célébrité grâce à « La Saga écossaise », également appelée « tétralogie de Lewis ». Cette série, dont le premier tome est « L'Île des chasseurs d'oiseaux », a été vendue à trois millions d'exemplaires dans le monde. Le succès de cette œuvre est d'abord venu de la France : elle est parue en 2010 dans sa traduction française chez les éditions du Rouergue, aucun éditeur anglophone n'ayant alors perçu son potentiel. Peter May est ainsi devenu l'un des auteurs de polars étrangers les plus populaires en France.
Dans leur communiqué, les éditions du Rouergue ont salué sa mémoire, évoquant « un homme à la sensibilité à fleur de peau, profondément empathique, attentionné, d'une infinie gentillesse » et « un homme immensément créatif ».
Un parcours de journaliste et de scénariste
Né à Glasgow le 20 décembre 1951, Peter May a publié son premier livre à 26 ans. Avant de devenir romancier, il a d'abord été journaliste, puis scénariste de séries pour la BBC. Il a également co-écrit et produit la série en langue gaélique « Machair », qui se déroule sur l'île de Lewis, au nord-ouest de l'Écosse.
Expulsé de son lycée dans les années 1960 pour son caractère rebelle, il rêvait d'être écrivain, un rêve qu'il a réalisé avec une carrière prolifique d'une trentaine de romans.
L'écologie et la musique, des passions récentes
Peter May était également soucieux du devenir de la planète, un thème qui transparaissait dans ses derniers romans, comme « Les Disparus du phare » ou « Tempête sur Kinlochleven ». Sa maison d'édition précise qu'il était aussi passionné de musique et « consacrait le meilleur de son temps, ces dernières années, à jouer, écrire et composer des chansons ».
Son décès marque la fin d'une carrière marquée par une reconnaissance internationale, en particulier en France, où son œuvre a rencontré un large public.