Le Monaco, ce cocktail emblématique des terrasses françaises, compose avec une recette simple : une bière blonde, de la limonade et un trait de grenadine. Sa popularité ne se dément pas, surtout en été, mais son histoire demeure pleine de mystères. À l'occasion de la Journée internationale de la bière, célébrée ce 7 août, il est temps de s'interroger sur les liens réels entre cette boisson et la Principauté.
Une recette simple, un nom évocateur
La recette du Monaco ne souffre d'aucun débat : une bière blonde, de la limonade et un trait de grenadine. Ce mélange, particulièrement apprécié pendant la saison estivale, est devenu une institution dans les cafés et restaurants de l'Hexagone. Mais derrière ce nom qui évoque immédiatement le Rocher se cache une histoire pleine d'incertitudes.
Les historiens du cocktail s'accordent à dire que le Monaco serait apparu en France dans la première moitié du XXe siècle, probablement dans les années 1920 ou 1930. À cette époque, les mélanges à base de bière, comme le panaché, connaissaient un véritable succès. Le Monaco s'inscrit dans cette tendance, mais son appellation reste un mystère.
Plusieurs hypothèses sur l'origine du nom
Pourquoi l'avoir baptisé « Monaco » ? Là encore, plusieurs hypothèses coexistent. La plus répandue veut que ses couleurs rappellent celles du drapeau monégasque : le blanc de la limonade et le rouge de la grenadine évoqueraient les deux bandes qui composent l'emblème de la Principauté. Cette explication, simple et visuelle, séduit de nombreux amateurs.
D'autres y voient une référence plus symbolique à l'image élégante, festive et ensoleillée de Monaco. Un nom suffisamment évocateur pour attirer les consommateurs, qui associent la Principauté à un certain art de vivre. Cette théorie met en avant le pouvoir marketing d'un nom qui évoque le luxe et la Méditerranée.
Une théorie australienne non confirmée
Une autre théorie attribue sa création à un Australien, George Booth, qui se serait inspiré d'un cocktail anglo-saxon appelé « Snakebite ». Selon cette version, le Monaco serait une adaptation française d'une boisson déjà existante. Cependant, aucun document historique ne permet aujourd'hui de confirmer cette hypothèse, qui relève davantage de la tradition orale que d'un fait établi.
Malgré ces incertitudes, une chose est en revanche certaine : rien ne permet d'affirmer que le Monaco ait été inventé en Principauté. Cela n'a pas empêché cette boisson de traverser les décennies jusqu'à devenir un grand classique des comptoirs français, et monégasques.
Un ambassadeur malgré lui
Finalement, le Monaco entretient avec la Principauté une relation singulière. Il n'en est probablement pas originaire, mais il contribue depuis près d'un siècle à faire voyager son nom jusque dans les verres des amateurs de bière. Une belle illustration de la façon dont un nom peut devenir un ambassadeur, même sans lien direct avec le territoire qu'il évoque.
Alors que la Journée internationale de la bière est célébrée ce 7 août, le Monaco reste une valeur sûre des terrasses. Sa recette simple et rafraîchissante continue de séduire, et son nom continue d'évoquer le glamour de la Côte d'Azur. Une histoire qui prouve que parfois, le mythe dépasse la réalité.



