Ce lundi 22 juin 2026, une trentaine de personnes se sont rassemblées sur la place d’Armes à Monaco à l’initiative de Délia Kriel et des associations Aide aux victimes d’infractions pénales (A.V.I.P.), Entreparents et Action innocence. L’objectif : dénoncer les violences faites aux enfants et rappeler que leur protection relève d’une « responsabilité collective ».
Un moment solennel pour briser le silence
Parmi les participants figurait le maire George Marsan. Après des prises de parole, une minute de silence a été observée en mémoire des victimes. La chanteuse Marion Monardo a interprété Je t’accuse de Suzanne, devenue un symbole des luttes contre les violences faites aux enfants et aux femmes. Quatre violoncellistes ont ensuite conclu l’événement avec trois morceaux, ajoutant à la solennité du moment.
Délia Kriel a qualifié ce rassemblement de « cri du cœur », affirmant que Monaco n’est pas « une bulle qui ne voit pas ce qu’il se passe. Il ne faut pas se voiler la face et croire que le sujet des violences s’arrête à la frontière de Monaco. » Selon elle, bien que privilégiée par la coordination entre services et la réactivité des institutions, la Principauté s’engage dans ce combat.
Monaco, un modèle à consolider
La présidence actuelle de Monaco du Comité des ministres du Conseil de l’Europe offre une tribune pour promouvoir la protection de l’enfance. « Il faut que Monaco soit vu comme un exemple et puisse avoir des méthodes suivies dans d’autres pays », a espéré Délia Kriel.
Le tissu associatif en première ligne
Johanna Damar Flores, cofondatrice d’Entreparents, a pris la parole pour souligner que la protection de l’enfance passe aussi par un meilleur accompagnement des adultes. « Soutenir la parentalité est un pilier essentiel », a-t-elle déclaré, annonçant de futures tables rondes de l’association.
Menacée par la pluie, la manifestation a pu se tenir. Délia Kriel a conclu : « En espérant la rééditer l’année prochaine, car ce combat en vaut vraiment la peine. »



