Marie, 60 ans, a passé trente et un ans de sa vie en couple avec une femme d'une extrême pingrerie. Ce n'est qu'après son décès, en 2020, qu'elle a réellement pris conscience de l'impact de cette radinerie sur leur quotidien et sur ses finances personnelles.
Un réveil brutal après la mort
« J'ai mis très longtemps à réaliser que j'avais vécu avec une femme vraiment radine, confie Marie. C'est seulement après son décès que les choses ont commencé à me sauter aux yeux. Six ans plus tard, je comprends qu'à l'époque de notre rencontre, j'étais fragilisée par une ancienne relation toxique, ce qui ne m'a pas empêchée de voir la réalité en face. »
Longtemps, Marie a cherché des excuses à sa compagne. « De son vivant, j'étais étonnée par certaines de ses réactions, mais je les mettais sur le compte de son âge, car elle était beaucoup plus âgée que moi. Je me disais qu'elle était à l'ancienne, mais en réalité... »
Une vie marquée par l'économie excessive
La compagne de Marie préférait « laisser sa maison à l'abandon plutôt que de dépenser pour un pot de peinture », illustre-t-elle. Cette attitude a profondément marqué leur vie commune, tant sur le plan matériel qu'affectif.
Aujourd'hui, Marie témoigne pour aider d'autres personnes à reconnaître les signes de la radinerie pathologique et à ne pas sous-estimer son impact. « Cela a affecté mon propre porte-monnaie et ma santé mentale », ajoute-t-elle.



