M6 lance Wanted, un jeu de cavale géant à travers la France
M6 lance Wanted, cavale géante en France

« Ce programme, c’est un gros pari, un saut dans le vide », confiait à 20 Minutes Emmanuel Graveleau, directeur général de la société de production Studio 89, quelques heures avant le tournage de « Wanted, attrape-moi si tu peux ». Cette émission, que Florence Duhayot, directrice des programmes de M6, qualifie de « jeu du chat et de la souris version XXL à travers toute la France », a été mise en boîte du 29 septembre au 2 octobre. Huit binômes de personnalités vêtues de combinaisons orange campaient les « fugitifs ». Leur mission était de partir en cavale sans se faire rattraper par Michou, Adil Rami et Issa Doumbia, alias les « gardiens », à leurs trousses.

Un tournage à travers toute la France

Le premier épisode retraçant cette aventure pas banale est diffusé ce jeudi à 21h10 sur la sixième chaîne. Le top départ a été donné place Notre-Dame à Amiens (Somme). Les duos de « fugitifs » ont été répartis dans quatre véhicules dont chacun a pris la direction d’un point cardinal différent et roulé pendant trente minutes. Une heure après le coup d’envoi, les « gardiens » ont pu se lancer à leur poursuite et surtout, avoir droit à un premier point GPS pour situer les positions de chaque binôme…

Sans téléphone ni argent

Les « fugitifs » devaient changer de voitures toutes les 40 minutes et leurs coordonnées GPS étaient communiquées à leurs poursuivants de 10 heures à 18 heures. Le terrain de jeu « est équivalent à la taille des Pays-Bas », contrée où le concept a vu le jour, estime Emmanuel Graveleau. Les Bordelais ou les Marseillais avaient donc peu de chances d’apercevoir les combinaisons orange dans leurs villes et d’aider (ou dénoncer), les personnalités en fuite.

Car, outre leur propre débrouillardise, les « fugitifs », partis sans téléphone ni un seul euro en poche, devaient compter sur l’aide de la population pour se déplacer, se nourrir, communiquer avec leurs proches ou trouver un endroit pour passer la nuit. Par exemple, si un binôme envisageait d’emprunter les transports en commun, il fallait « que quelqu’un leur paye le ticket », souligne le producteur. Mais il était aussi possible de dénoncer les personnalités en appelant le numéro floqué au dos de leur combinaison orange. Résultat : le standard de l’émission a explosé.

« Les gens étaient ouverts et généreux »

« Globalement, les gens étaient très ouverts et généreux. Ils nous ont donné de la thune, de la bouffe et ils se sont pris au jeu. Ça, c’était assez fou, a témoigné, après le tournage et auprès de 20 Minutes, Yoan Louis (le sosie de Pierre Niney), qui faisait équipe avec son confrère coiffeur Nicolas Waldorf. Il y en a qui, après nous avoir déposés, appelaient les gardiens pour nous balancer. Et ils nous le disaient en plus : "Je leur ai juste dit que vous étiez là. Bon courage pour la suite !" »

Stomy Bugsy, qui était en binôme avec Christine Bravo, raconte avoir été frappé par « l’effervescence » suscitée dans les lieux traversés. « Les gens de la région se sentent concernés. Tu valorises leurs coins. Une solidarité se crée », avance l’artiste.

Et de poursuivre : « Ils te racontent aussi leurs histoires. Nous, ça nous sort de notre cadre de bobos parisiens qui pensent être le centre du monde. Quand tu te balades dans d’autres coins de France, tu te dis que tu vas te calmer un peu avec tes problèmes. Il y a des gens qui ont de vraies galères. Et c’est important aussi que les téléspectateurs le voient. »